Le Trône de Fer

Nous n'avons pu récupérer le premier résumé du premier scénario de cette campagne... désolé

Premier scénario :


Nous avions laissés nos compagnons alors qu’ils s’en revenaient sur leurs terres, et découvraient effaraient que leur manoir était la proie des flammes. Ils s’avançaient prudemment, alors qu’une compagnie d’une quinzaine d’hommes à cheval allait à leur rencontre, aux bannières Manning et Frey.
Non que le courage leur face défaut, ils préférèrent se rendre et s’en remettre au jugement de leurs ennemies. Ceux-ci sont sans détour, les Kearney, leur lame lige, leur écuyer et autres hommes d’armes, sont dès à présent leurs prisonniers. Tous sont donc conduis vers le manoir, toujours en proie aux flammes. Mais en s’approchant de plus en plus du manoir, ils découvrent que le manoir n’a pas brûlé, la seule partie du château qui est souffert du feu n’était en fait que la poterne.
Alors que l’écuyer et la lame lige sont envoyés en cellule, avec le reste des hommes d’armes. Sybille et ses frères sont emprisonnés dans leur chambre respective, sans possibilité de contacter les uns et les autres.
Keith et [Jon Baner] découvrent les geôles. Ils se retrouvent dans une cellule en compagnie d’une trentaine d’autres personnes. Dans  cet espace exigüe, à peine sept mètres sur quatre mètres cinquante, où on n’avait pas emprisonné plus de quatre personnes les quatre années précédentes. Encore celles-ci n’avaient pas été emprisonnées plus d’une semaine. N’étant que trop peu habitée pendant l’année, la cellule n’offrait qu’un abri de pierres humides et ruisselantes du plafond jusqu’au sol. La porte, en gros bois, ne laissait entre-apercevoir qu’une flamme de la torche qui brulait dans le couloir. Et parfois le garde passait ça grosse tête au sourire édentée, narguant les prisonniers. Celui-ci, ainsi que ses comparses, semblaient porter les armes des Manning.
Sybille, elle, avait retrouvait la chaleur de son feu, de sa couette et de son lit. Toutefois, ne savoir où se trouvaient son père et le mestre du manoir la maintint réveiller une bonne partie de la nuit. Puis un bruit sourd dans le couloir, comme un gros objet tombant sur sol, et le cliquetis d’une clé jouant dans la serrure de sa porte, la réveilla brusquement. Devant sa porte se tenait en écuyer Frey, de 13 ans tout au plus. Surprise, il lui fallut plusieurs minutes pour reconnaître Draak Frey. Ce jeune homme avait été le pupille élevé par son père jusqu’il y a deux ans encore, où il avait été rappelé aux Jumeaux. Malgré le temps écoulait, il avait les mêmes yeux gris, les même cheveux blonds embellissant son visage androgyne. Cela, et ses bonnes manières, ne pouvaient, de prime abord, que vous donner une bonne impression. Mais Sybille n’avait pas le temps de penser au temps passé, et à ce que cet homme faisait dans sa chambre. Que celui-ci se penchait sur elle, lui disait « Ma mie, je suis venu vous libérer. Il vous suffit d’un mot et vous serez sauve ». Interloquée, mais soulagée que son cauchemar finisse, Sybille accepte. Et sans se poser de questions Draak la prend par la main, l’entraîne au travers du couloir, vers la sortie du château. Ils traversèrent, avec discrétion, l’étage des chambres. Tout en courant, Sybille pouvait s’apercevoir que les autres portes étaient toutes fermées, à clef lui semblait-il. Arrivait dans l’écurie, ils prennent un cheval pour deux, et chevauchent toute la nuit. Arrivaient dans un bois, ils allument un feu. Draak prend son tour de garde. Mais des hommes approchent. Tout en éteignant le feu avec de la terre projetait sur les flammes d’un simple coup de botte. L’écuyer réveille Sybille et ensemble remontent à cheval. Mais des cavaliers, aux lances pointées vers, eux les encerclent. Heureusement ceux-ci sont des hommes de Lord Kearney. Sybille apprend alors que le reste des troupes de son père est, soit mort, soit au chevet de son père. Repartant vers le sud pour retrouver le lord mourant, Draak est à son tour fait prisonnier.
Pendant se temps, Keith, Jon Baner, et le reste des prisonniers sont enchaînés et le garde édenté viens leurs annoncer qu’ils seront conduis aux Jumeaux. Mais en fait des Jumeaux, ceux-ci sont conduis vers la rivière, et aucun ne doute pas qu’ils ne finiront noyés.
Sibylle, les hommes de son père, et le Frey, chevauchent deux heures pour arriver dans un bois, ou brille un petit feu, et enfin Sybille retrouve son père. Celui-ci et 20 de ses hommes, ainsi que quelques vassaux, ont pu trouver refuge. Toutefois, lord Kearneay est allongé adossé à un arbre. Blessait à l’aine par une flèche, il vit ses derniers instants. D’un regard il reconnaît Draak, qui est immédiatement libéré, mais demande que celui-ci soit maintenu sous surveillance constante. Dans un dernier souffle il tend à Sybille son anneau sigillaire, et lui demande de le remettre « à ton frère ». Alors qu’il meurt dans ses bras, des hommes approchent du feu au cri :
« Nos hommes sont envoyés à la rivière pour y périr, vos frères vont être envoyaient séparément aux Jumeaux. Il nous faut agir et vite ».
A quelques distances de là, un premier réfugié est libéré de ses chaînes, égorgé, puis jeté dans la rivière. 14 meurt ainsi avant que Sybille, Draak, et une trentaine d’hommes arrivent. Voyant l’escouade venir à la charge, les geôliers libèrent les prisonniers. Mais certains, de rage, les tuent. Parmi eux, Keith et Jon Baner, étranglent de leurs chaînes leurs ennemies. Les prisonniers récupèrent alors les côtes de mailles et les épées, et repartent en route. C’est alors qu’au loin, apparaît un cavalier. Celui-ci tombe de son cheval, se n’est autre que l’ainé des Kearney qui a pu fuir, non sans se faire blesser à l’aine. Toutefois, on reste sans nouvelles de Allister.
Yurich soignait, la compagnie de 50 hommes repart vers Vivesaigue. Deux jours de voyages lui sont nécessaires pour arriver chez leur suzerain. Où ils sont alors accueillis par le Silure, le Lord Allister Tully  et son fils Edmure, et deux cavaliers Kearney.
« Où est ton père » demande le lord à Yurich. Apprenant que celui-ci est mort il demande « où est ton frère ? », sachant qu’il est prisonnier, Yurich est convoqué par le lord.  Pendant cette réunion, le Lord expose son plan, faire appliquer la Justice du Roi. Lui est convaincu de la bonne foi de Yurich, mais fasse au Frey, il faudra un avis d’une personne plus élevé pour trancher. Hors qui mieux que le roi pour juger. Le Lord explique cependant que le Roi Aerys est fou, et que le vrai maître du royaume est Tywin Lannister, la Main du roi. Toutefois lord Went, seigneur d’Harrrenhal, donne un tournoi, occasion rêvée pour faire appliquer la Justice du Roi. Pendant ce temps, les troupes d’Hoster Tully feront le siège du manoir Kearney.

Chaque famille assistant au tournoi devant envoyer un chevalier qui participera au tournoi, Jon Baner est fait chevalier. Keith étant réservé en cas de Duel Judiciaire.
Une fois Jon Baner fait chevalier, et qu’on lui est assigné comme écuyer un jeune homme chauve du nom de Pod, on se met en route vers Harrenhal. De cinquante hommes, la compagnie passe à 200. Et alors qu’ils se mettent en route ils sont rejoins par une délégation Stark, parmi laquelle figure Brandon, Eddard et Benjen. Sybille ayant, fidèle à sa fâcheuse manie, choisit de grimper à un arbre, elle sera la première à les voir.
Après quatre jours de voyages, Kearney, Tully et Stark arrivent à Harrenhal. L’immense château est sous la garde d’hommes à la double livrée Went et Targaryen. En voyant ser Keith ses derniers se répandent en messes basses et autres chuchotements. Avec un peu d’attention, Jon Baner, Yurich, Sybille et Draak peuventt entendre « messe basse, messe basse, Rhaegar ». A ses mots, le chevalier batard semble être considéré, et traîté, avec un tout autre égard. Sur un promontoire artificiel est dressée la tente royale. Avec surprise nul ne peux distinguer de bannière lannister, toutefois on peut apercevoir celles de leurs bannerets. Nos compagnons n’ont pas de mal à apprendre que Jaime Lannister va être incorporé à la Garde Royale. Celui-ci devant prononcer ses vœux, Tywin Lannister perd son héritier et tout espoir de descendance. Alors, pour marquer son mépris envers la décision royale, il a refusé de venir, interdit à sa famille de faire le déplacement, et démissionné de son poste de Main du Roi. Une nouvelle Main a été désignée, il s’agirait d’un pyroman. Arrivaient dans l’espace réservé à l’escorte des Tullys, Sybille et Draak décident de partir explorer le campement. Et malgré toutes leurs tentatives ils n’arriveront pas à semer les deux gardes qui les suivent, tant pour protéger la Kearney que pour surveiller le Frey. Alors, comme pour tuer le temps, Draak décide de jouer au docteur. Le lendemain le tournoi commence par une série de tournois mineurs.
             Dès son arrivée Lord Tully, lui, a demandé audience au près du Roi, audience qu’il a obtenue  pour 15 heure, le jour même. A l’heure dite, se trouve au rendez-vous, le Roi, Lord Tully, des Freys, Keavan Manning, Etan Hogg. Se sont présentés faces à eux, et autour de Lord Tully, le jeune Lord Kearney, sa sœur, ser Waters et Draak Frey. Ser Jon Baner ayant commencé son entraînement. Le Roi Aerys apparaît alors sous son plus mauvais jour, il est malade, petit et vieux. Surtout il est accompagné d’un homme vêtu de rouge, un pyroman, qui porte l’insigne de la Main du Roi. Quand celui-ci lui demande la parole, le jeune Lord Kearney s’exprime ainsi :
«  Ceci n’est qu’une ignoble traitrise ! Laissez-moi revenir aux sources du mal. Durant les célébrations de mes épousailles, il y a eu un malheureux accident de chasse qui tua Lord Manning. Malheureusement, le sang des Mannings ne fit qu’un tour. Et ceux-ci eurent tôt fait de nous accuser de ce drame. Pourtant, tout porte à croire que cela soit l’Epée Lige des Mannings qui ait prémédité cet accident. Nous avons, en effet, retrouvé des empreintes de ser Hogg non loin du lieu de l’accident. Les évènements se sont ensuite enchaînés. Les Mannings ont capturés mon château, tués mon père, emprisonnés mon frère, ma sœur, et moi-même. Nous sommes ici pour recouvrer notre Honneur. Qui nous a été  si injustement, et avec fourberie, volé. J’en réclame à la Justice du Roi ! Et je souhaite faire parler un témoin, si vous me le permettez, et dans le seul but de montrer notre bonne foi »
S’avance alors Draak Frey, celui-ci porte un regard aux Frey présents dans la tente. Puis, prononce ces quelques mots :
« Je ne suis pas au courant du moindre détail de cette sombre affaire. Mon seul but était de voir dame Sybille »
Avec consternation, Yurich s’écrit à son tour :
            « Cela vous arrive souvent devenir à 500 et avec des hommes en armes ?! »
Un dialogue, agité, s’installe :
-       Certes, j’ai entendu parler, encore était-ce dans des propos très vagues, de votre affaire. Une équipée Frey devait être montée pour rejoindre les Mannings et marcher vers les terres Kearney. Je me suis alors proposé, mais je n’avais pour seul but, que celui de rejoindre dame Kearney. » Réponds alors Draak.
-       Cela ne vous a pas parut bizarre, s’inquiète Yurich. Qu’une telle équipée soit armée ?
-       Je me suis seulement dit que Lord Frey devait avoir de bonne raisons.
-       Cette réaction est normale, j’aurais agis de même. Interrompt alors le Roi. Non sans raison agis Lord Walder Frey.
C’est alors que Yurich demande pourquoi Draak a voulut conduire Sybille vers les Jumeaux. S’il voulait retrouver Sybille, et ayant était pupille des Kearney, pourquoi ne pas rester au manoir ?
-       Je voulais être avec Sybille, mais les autres Frey ne faisant pas grand cas de son âme. Je voulais l’emmener aux Jumeaux pour qu’elle y demeure en sécurité…
-       Cela est une manière bien poli de parlé d’emprisonnement, coupe le Roi.
-       Non, je voulais simplement la protéger.
-       Vous êtes donc aujourd’hui leur prisonnier ?
-       Oui, mais je puis voir, servir et protéger Sybille. Pour moi se sont de bonnes conditions.

C’est alors que le roi met fin au dialogue, se penche vers sa Main et lui chuchote quelques mots, dont l’assemblée ne put entendre que « Justice Royale ». La main prend alors la parole et dit :
« Le roi à décidé que sa Justice serait rendu par un Duel Judicaire. Les sept en décideront. »
Un Frey, l’ainé et héritier de Walder Frey, prend comme champion Etan Hogg. Après un moment d’hésitation, Lord Kearney s’en retourne vers Keith Waters, et le désigne comme champion de sa maison. A ses mots, le Roi se retourne vers le chevalier, le regarde avec des yeux écarquillés et murmure pour lui-même et à sa Main des mots de nouveaux inaudibles, mais dont s’échappent « Aemon ».
            Pendant se temps, Jon Baner prend connaissance qu’il va devoir livrer son combat contre Rendyl Tarly, qui ait venu accompagner de son fils Samly. Et on apprend qu’il y a eu une rixe du côté Stark. Pour son tournoi Lord Tarly s’est armé de sa plus belle armure aux armoiries de l’arbre rieur. Ce qui lui a valu le surnom de « Chevalier d’Oberieur ». A la première joute, les deux lances se brisent. A la deuxième, et à la troisième, il est encore impossible de désigner un vainqueur. Puis à la quatrième Jon Baner est déclaré vainqueur.

Deuxième scénario :


Résumé des parties, numéro 4

La nuit est tombée sur Harenhall, les chevaliers peuvent profiter d’une nuit bien méritée. Ser Jon profite de cette nuit calme pour pofiner son maniement de la lance de tournoi, Ser Keith lui va au septuaire pour prier le Guerrier de lui donner la force de se battre. Yorich, Sybile, et Draak profitent de la nuit pour dormir. 
 
Ser Jon
            Le lendemain matin, ser Jon se prépare au combat, il  revêt son armure, monte en selle et s’apprête à en entrer en lice. Il devra se battre contre Ser Hunder Cole, jeune chevalier errant qui passe son temps dans les tournois. Les deux chevaliers entrent en lice, abaissent leurs lances et s’élancent pour la première joute. La lance entre en contact avec le bouclier et désarçonne ser Keith qui tombe violement sur le sol et est grièvement blessé. La loi veut que le chevalier perdant donne son armure à son vainqueur, mais ser Jon préfère donner au chevalier errant le harnois qu’il a gagné la veille plutôt que sa côte de maille.    
            
 Ser Keith
            Le duel judicaire avait été initialement prévu pour l’après-midi. Ser Keith comptait sur ser Jon pour faire une joute aussi longue que la première, mais le fraichement chevalier ayant brillé par son inconstance  le duel judiciaire fut annoncé en fin de matinée. Un espace fut aménagé face à la somptueuse tente du roi, tous les chevaliers et grands noms des sept royaumes y prirent places. Yorrich ayant même l’insigne honneur de s’assoir à la droite du roi. Le chef de la garde du roi annonça les règles. Le duel ne serait pas un duel au premier sang, mais un duel à mort. Un périmètre ayant été installé le combattant qui en sortirait serait officiellement déclaré perdant, et mis à mort par un garde royal.
            Etan Hogue, épée lige des Frey combattant pour l’honneur des Mannings, s’était paré de son plus bel harnois. Keith Waters, épée lige des Kearney, avait préféré la légèreté d’une armure de cuir. Alors que ser Keith se place juste à la limite du périmètre, Draak lui jette une tomate. Ser Keith l’esquive et la tomate vient éclater sur son bras droit. Alors que ser Keith invective l’écuyer des jumeaux, ser Hogue s’élance épée au clair… trébuche sur un rocher et tombe au sol. Ser Keith se jette sur lui et le tue d’un coup d’épée en pleine tête. Le bâtard errant remporte son duel, et ainsi Justice est rendue au Kearney face aux Dieux et aux hommes. Et pour la première fois depuis longtemps la foule scande son nom et un tonnerre d’applaudissements retentit depuis les tribunes. Il était soulagé, heureux, et les insultes de Draak n’y changeraient rien.

Yorich
            Alors qu’il avait vu l’épée du bâtard transpercer le visage de ser Hogue, le jeune lord avait poussé un soupire de contentement. Non pas qu’il n’avait pas eu confiance en ser Keith, mais quand il avait vu ser Hogue en harnois, la crainte d’une nouvelle déconvenue était de nouveau venir étreindre son cœur d’une main glacée. Mais c’était bel et bien fini. La foule scandée le nom du bâtard, et tout deux étaient invités dans la tente du roi, dans l’après-midi. Là-bas le chancelier demanda ses conditions à Yorich. Il lui fut facile de répondre : « Je souhaite qu’on me rende mes terres, et que soient réparés tous les préjudices subis, tant moraux que financiers. De même j’exige que les Mannings libèrent mon frère encore prisonnier des Frey aux Jumeaux. Etan Hogue ayant aussi enlevé mon épouse, j’aimerais que celle-ci retourne en son foyer légitime. Enfin, je voudrais que soit signé un traité de non agression entre les familles Mannings et Kearney ». Le roi demande alors à se retirer pour délibérer.
Après une heure de réflexion, le roi tend un parchemin, celui-ci est un traité signé de sa main. Les terres Kearney sont rendues à Yorich et à sa famille, celles des Mannings leurs sont cédées, et les Mannings devront prendre le noir ou mourir. Alors que Yorrich et ser Keith sorte de la tente du roi des cris retentissent « ceci est un scandale, on ne se laissera pas faire ». La mort d’Etan Hogue fut donc une double victoire, celle du chevalier bâtard mais aussi celle du jeune Yorrich Kearney qui lava son honneur et doubla ses terres. Après cela, tous pouvaient rentrer chez eux, escortés par Barristan Selmy.
             
Allister
            Alors qu’Allister est toujours retenu en captivité dans une des chambres d’un des deux châteaux des Jumeaux, chambre pour le moins confortable. Un homme de main entre et interrompt sa sieste pour lui annoncer sa proche libération. Allister peut donc retourner chez lui, avec deux chevaux et n’ayant pas à se plaindre de l’hospitalité de lord Walder Frey.
             
Draak
            Pendant ce temps à Harrenhall, Draak part pour les Jumeaux afin de ramener Allister en ses terres, et de lui servir de garde du corps. « Je vous fait le serment de ramener votre frère sein et sauf en votre domaine » promet-il à Sybile, qu’il appelle toujours « sa promise ». Tous repartent donc ensemble, mais se séparent une fois arrivés sur les terres des Kearney. Le voyage dura trois à quatre jours. Arriver au manoir Draak, Yorich et tous les autres peuvent voir que plus aucune bannière Manning ne flotte sur le manoir. Yoorich prononce alors son premier discours en tant que lord, au balcon : « Mes chers compatriotes, ce n’est pas sans émotions que je m’exprime face à vous, et vous dis simplement « je vous ai compris » » dit il les bras levés en un « V » voulant dire victoire. « Notre maison malmenée, notre maison martyrisée, mais notre maison libérée » poursuit-il en un cri. « Toutefois je ne puis vous promettre un bonheur immédiat, je ne puis vous promettre que de la douleur, du sang et des larmes. Et cela afin de remettre notre maison en bon état » termine-t-il. Mais il murmure pour lui-même « maintenant au boulot bande de cons ».
[Gestion du domaine]
 Keith
            Suite au gain des terres des Mannings, les Kearney les rajoutent à leur domaine et possèdent donc un château en plus de leur manoir. De même Allister est nommé intendant des terres des Mannings et Keith est nommé « Connétable de la défense » de Yorrich, c’est-à-dire chef de la garde des Kearney. Ser Keith en profite aussi pour établir ses armoiries : une pucelle à la robe crème sur fond blanc, portant des chaînes brisées à ses poignés et à ses chevilles. Allister et Yorrich envoient une lettre à lord Tully, et une à Salvemer. Celle de Tully, pour renouveler l’allégeance des Kearney, celle pour Salvemer adressée aux Mallister afin de les informer des déboires de leurs bannerets. Un nouveau mestre est nommé, il s’agit de mestre Garrer, un jeune mestre de 25 ans, mais qui a déjà plusieurs chaînes autour du coup. Après un an, le manoir aura retrouvé sa splendeur.

Sybile
            Une longue année s’écoule, et d’étranges rumeurs circulent par corbeaux dans toutes les sept couronnes. Le fils du roi, Raeghar, aurait fait enlever la fille du seigneur Rickard Stark. Lord Stark et son fils Brandon sauraient donc partis pour Port-Réal. Le premier, serait parti seul avec une poignée d’homme directement pour Port-Real afin de demander une réclamation direct au roi, mais aurait été fait prisonnier. Son fils serait donc parti à son tour avec une trentaine d’homme, et ferait une halte à Vivesaigue. Et c’est pour les y accueillir que nos amis son conviés chez lord Tully. Ils y arrivent sans encombre.
            Lorsqu’ils pénètrent dans la grande salle du château de Vivesaigue, tous entendent une fin de conversation entre lord Hoster Tully et les hommes du Nord, parmis lesquelles ils reconnaissent Brandon Stark. Rickard Stark et bel et bien détenu prisonnier à Port-Réal. Le père en geôle, le frère ainé en voyage sur la route royale, c’est Ned Stark qui s’occupe de Winterfel. Rien ne semble pouvoir calmer la colère de Brandon et de ses amis (ils sont sept), Brandon Stark s’écrit « Ils enlevé ma sœur, et fait prisonnier mon père, cette conduite est impardonnable, inqualifiable ». Mais ce ne sont pas les seuls à entrer dans un véritable furie, d’après ce qu’ils entendent, nos amis comprennent que Robert Baratheon est lui aussi furieux et s’apprêterait à entrer en guerre contre le Roi afin de retrouver sa promise. C’est alors que le Stark et les hommes du Nord quittent la pièce. Une fois seul à seul, lord Hister Tully leur explique ses projets. Il voudrait que tous partent pour Port-Réal pour le représenter au prés du Roi et servir de soutient aux hommes du Nord. Ils s’en vont donc en qualité de messagers et d’observateurs.
            Un dialogue s’engage :
Allister : « Le risque de guerre serait-il si fort ?
Lord Tully : « Robert est plus prompt à réfléchir avec sa masse, qu’avec sa cervelle !
De plus Raeghar a enlevé la fille Stark, qui lui était promise. »
Allister : « Les Starks, et les Baratheon sont donc vivement remontés contre la couronne… »
Lord Tully l’interrompt « : « Les Eryés de Jon Arryn, le Nord des Starks, Accalmie et les Barathéon ainsi que la Truite de Vivesaigue sont tous près à entrer en guerre. »
Lord Tully poursuit : « Vous partirez tous dés demain matin. »
Yorich envoit donc un corbeau afin de demander au mestre de gérer ses terres en son absence.
Les héritiers Kearney, Brandon et ses sept compagnons, ainsi que lord Hoster, le Sillure, Edmure et ses sœurs, dinent tous ensemble. Yorrich un peu saoul s’adresse alors à Brandon. « Vous êtes ? » répond-t-il intrigué. Un renvoi fut la seul réponse qu’y échappa de la bouche de Yorrich.
« Mon frère, Yorrich Kearney » se dépêcha de répondre Allister « sa femme a elle aussi était enlevé, cela fait plus d’un an, et il ne s’en est toujours pas remis. »
« Certes, ma sœur elle aussi a été enlevé » lui répond Brandon Stark.
« Nous vous promettons de défendre votre honneurs, vos terres et vos homme, ser » lui répond Yorich, non sans quelques relents d’alcool.
Pendant ce temps Sybile et Draak jouent ensemble, et fier de sa personne l’écuyer lui montre ses muscles.
           
Yorrich
            Le matin arrive enfin, et Yorrich se réveil avec un mal de tête terrible, de plus il ne semble pas se souvenir de sa soirée. Toutefois, il se rappelle d’une chose, la mission que lui a confiée lord Tully. Lui, son frère, sa sœur, ser Jon, et ser Keith doivent se rendre à Port-Real. 30 hommes d’armes et septs compagnons accompagnent Brandon Stark, à quoi viennent s’ajouter 10 hommes de la maison Tully. 5 jours de voyage les séparent de Port-Real, alors Allister en profite pour faire connaissance avec Brandon Stark.
Allister : « Qu’attendez-vous de votre voyage à Port-Real ? »
Brandon : « Je souhaite que le roi libère mon père, et que le prince me rende ma sœur. »
Allister : « Pensez-vous que le roi vous libère une réponse favorable, on le dit fou »
Brandon : « Il en coûterait »
Allister : « N’avez-vous pas peur ? »
Brandon : « Je ne reçois pas d’ordre d’un enfant, je représente Winterfell et le Nord, j’agis comme je l’entends. »
Tous arrivent à Port-Real, après un voyage qui se déroule simplement. La ville ne correspond pas à leur attente, elle n’est en fait qu’un grand ghetto, des cabanes sont construites devant les murailles. Arrivés à la porte des Dieux, ils sont contrôlés par les manteaux d’or, Brandon invective leur chef, lord Slint, qui les laisse entrer dans la ville. Ils sont escortés par d’autres manteaux d’or jusqu’au donjon rouge. Nos amis remontent la rue Graine qui longe Culpucier et arrivent à la Colline d’Aegon. Là deux membres de la Garde Royale les y attendent. Les Kearney et le jeune Frey peuvent entrer dans le donjon. Alors que Ser Keith et Ser Jon, ainsi que les dix hommes Tully et les trente des Starks sont priés d’attendre. 

Sybile
            Elle et ses frères, de même que l’écuyer Frey, traversent à pieds et sans armes le donjon rouge. Sybile ne savait pas si s’était les têtes de Dragons accrochées aux murs de la salle du trône ou autre chose qui la rendait mal à l’aise. Elle se sentait comme oppressée. Et à voir les mines déconfites de ses frères, eux aussi ne se réjouissaient pas de leur première visite au palais royal. Tous sont conduis aux pieds  du trône et face au roi. Celui-ci est entrain de murmurer des mots inaudibles à sa main. Au côté du roi, dans une armure blanche, un manteau d’or sur les épaules, se dresse celui qui était encore il y a un an l’héritier de Lord Tywin Lannister, son fils Jaime.
            Yorich, son frère et Sybile s’inclinent devant le roi.
Yorich prend alors la parole « Votre majesté, nous sommes extrêmement honorés de nous agenouillés face à vous. Nous sommes venus ici en qualité d’observateur de lord Hoster Tully mais aussi pour vous adresser un message de sa part : Les Tully, et leurs bannerets apportent leur soutient à la parole de Brandon Stark. »
Une fois le message donné, ils sont conviés à attendre à la porte, alors que Brandon Stark entre. Tpoutefois Sibyle parvient à se glisser et à entendre la conversation entre le roi et Brandon. Le ton monte et le roi s’écrit « Gardes, saisissez les ! » Brandon et ses amis sont emmenés vivement par les gardes. Un garde se dirige vers Sybile et ses frères et s’adresse à eux tous, même au Frey. « Vous êtes assignés à résidence, et chacun d’entre vous sera détenus dans un chambre séparément des uns et des autres. »

         
Keith
            Alors qu’ils étaient restés près des chevaux, afin de paraît à toute éventualité, des manteaux d’or s’avance vers Ser Keith, ser Jon et les soldats qui les avaiant accompagnés depuis Vivesaigue. Tous sont faits prisonniers, les hommes de lord Tully, ser Jon et ser Keith sont emmenés dans des baraquements en bois construits aux portes du donjon. Les hommes starks sont emmenés séparément et beaucoup plus violemment dans un baraquement construit en face de celui des Tully. Les baraquements étaient rectangulaires et en bois, à l’intérieur la pièce principale était elle aussi en bois, ainsi que la table, les lits superposés. Tout était en bois, sauf la garniture des lits faite de paille, et les barreaux des fenêtres et de la porte qui eux étaient faits d’acier. Une fois dans leur nouvelle demeure, ser Keith et ser Jon se mettent à chanter, mais le chant ne plaisant pas à leur geôlier ceux-ci sont gentiment priés de se taire. Ser Keith demande alors ce qui leur en coûterait de ne pas obtempérer et lorsqu’on lui répond qu’ils seraient pendus par les pieds, ser Keith répond du tac-au-tac « même pas cap ». Alors, comme convenu, celui-ci est pendu à un gibet pendant une heure. Lorsqu’on vient le chercher pour le libérer et qu’on lui dit « Bon ta retenue la leçon », ser Keith ne se retiens plus et crache à la face du garde. Et une nouvelle fois il est pendu par les pieds, mais cette fois-ci il pend par les pieds et au dessus des douves. Cela ne l’empêchera pas de chanter, pendant dix minutes. Et quand on lui demande au bout d’une heure « Il s’est calmé le bonhomme ? », aucune plainte, aucun cracha ne s’échappe de la bouche du chevalier à la pucelle.

Sybile
            Sybile tente de se glisser entre les barreaux, mais même si elle ne peut pas grimper, elle peut voir une baie. La nuit se passe tranquillement, au petit matin, alors qu’elle rêvait de ses terres, et d’une promenade à cheval dans les près, au bout d’un cours instant le jeune écuyer Frey lui demandait même si elle voulait l’épouser. Et alors qu’elle allait donner sa réponse, un manteau d’or la réveillait brusquement et lui demandait de la suivre. Sur le chemin, elle retrouvait ses frères et le Frey. Tous sont emmenés dans une sorte d’arène dans des gradins. Au milieu de l’arène un homme est enchaîné, il s’agit de Rickard Stark. Au dessus de lui pend une marmite dans laquelle semble avoir était fondu de l’acier. Beaucoup d’hommes de la cours et de nobles femmes sont conviés dans les gradins. Mais aucun ne semble s’étonner de la scène qui s’offre à leurs yeux. Tous ont le visage serré.
            Le roi arrive et demande à ce qu’on amène Brandon et ses compagnons, Brandon doit monter sur le promontoire. A côté de celui-ci se trouvent sept jarres assez grandes pour pouvoir contenir un homme. Viennent ensuite des hommes vêtus de robes rouges. Les prisonniers eurent beau se débattre tous furent forcés d’entrer dans des jarres auxquelles les hommes en rouge mirent le feu. Ne restaient plus alors que Brandon et son père. Tous deux étaient reliés à la même marmite par une chaîne, le premier qui lâcherait serait donc couvert d’acier fondu. Le roi ordonna qu’on mette le feu aux vêtements de Brandon. Luttant contre le feu, la marmite était prête à lui tomber dessus. Le roi pris la parole et lui dit que s’il lâchait la chaîne il aurait la vie sauve. Mais Brandon ne parvenait pas à se résoudre à être l’assassin de son père. Une odeur de cochon brûlait commençait à se rependre dans la salle du donjon. C’est alors que Rickard Stark ne fut plus qu’un cri et que douleur, la marmite lui était tombée dessus et il devait être mort. Brandon s’écroula à son tour. Tous étaient morts, et avait péris par le feu, l’éternel champion de la maison Tragarryen.
              Après ce triste spectacle, Sybile et ses frères étaient reconduis à leur chambre, puis on revient les chercher pour les présenter non au roi mais à sa Main. En qualité de messager de lord Tully, ils étaient tenus de lui porter une missive. Lord Tully était obligé de venir se présenter au roi pour renouveler son allégeance. Ils pouvaient rentrer chez eux, à la seule condition de s’acquitter de cette mission.
            
 Jon
            Le matin, lui est les prisonniers du baraquement avaient pu voir qu’on était entrain d’installer un bucher, un grand bucher, assez grand pour faire brûler simultanément trente personnes. Très vite ils en avaient déduis que les hommes de Brandon Stark allez périr par les flammes. Très vite, ils en eurent tous la confirmation. Et bien qu’en fermant les yeux ils leur étaient facile de ne pas les voir brûler vif. Il leur était plus difficile de ne pas les entendre hurler de douleur, même si on se bouchait les oreilles les cris leur parvenait aux oreilles. Et si on se boucher les oreilles, on ne pouvait pas ne pas sentir l’odeur horribles de cochons brûlés. Après cette triste cérémonie, ils furent tous libérer. Et ils retrouvèrent les Kearney et le jeune Frey. Tous pouvaient regagner Vivesaigue, tous voulaient quitter Port-Real au plus vite, tous se promettaient de ne plus y revenir de si tôt.
             
Yorich
            En route vers Vivesaigue, ils croisèrent plusieurs hommes d’armes, surement des bannerets Targaryen. Pousser par leur souvenir du Donjon Rouge, ils rentrèrent en trois jours à Vivesaigue. Une fois descendu de cheval, il demanda un entretient avec Lord Tully pendant lequel il lui expliqua leur mauvaise aventure et le sort réservé aux Starks. Lord Tully expliqua à son tour la situation, une vive agitation régnait dans tous le royaume, chacun mobilisant ses troupes et s’apprêtant à prêter serment aux Starks, aux Baratheon, ou aux Targarayen, une révolte grondait, le royaume allait connaître la guerre, de nouveau. Lord Tully allait envoyer une lettre à Ned Stark nouveau Lord Stark, maître de Winterfell et gouverneur du Nord. Dans celle-ci il allait lui demander ce qu’il comptait faire, aucun n’ignorait pas qu’il était proche de Robert Barathéon. Alors qu’un corbeau partait pour le Nord un autre volait vers les Eryé afin de savoir quelle position allait prendre Jon Arryn, ancien précepteur de Ned Stark et de Robert Baratheon. Lord Tully préférait que les Kearneay mobilisent leur propres troupes, afin de préparer tout le monde au combat, peu importe le camp dans lequel ils allaient tous se retrouver. Les Kearney parvinrent à mobiliser 480 personnes, dont 440 sur leurs terres, leurs bannerets leur envoyant le reste. Une fois les hommes mobilisés, lord Tully ordonnait au Kearney ne marcher vers le sud pour contrer la venue de soldats des Dannett. Ser Jon envoya des hommes en éclaireurs.
Tous faisaient route vers le sud, mais Ser Keith et dix hommes manquaient à l’appel. Il avait été vu entrain d’envoyer plusieurs corbeaux, et au petit matin il avait pris avec 10 hommes la route royale… vers Port-Real.
            Les hommes furent cacher dans les bois, des pièges furent mis en place pour briser les jambes de chevaux, des trous furent creuser, ainsi que des tranchées. Alors qu’elle était embusquée en pleine forêt, l’avant-garde dût battre en retraite. Les hommes des Dannett n’avaient pas mordu à l’ameçon. Mais un de leur soldat avançait pour demander des pourparlers. Une petite délégation Kearnay sortait des bois. Les conditions de leurs ennemis héréditaires étaient claires, ils réclamaient une reddition complète, la sœur de Yorich considérait comme otage auprès de la maison Danett. Lui, devait déposer les armes, et prêter serment de ne plus jamais lever les armes contre le roi.  Mais Yorich n’avait pas peur de dire à l’estafette « Allez donc dire à votre maître que s’il ne vient pas en personne, nous ne pouvons craindre un tel affront ».
C’est alors qu’au loin, vers le nord, le bruit d’une corne retentissait. Sortant du brouillard, une bannière Frey s’élevait fièrement.


 Intermède :

            Alors que ses compagnons se préparaient à lever les troupes, Ser Keith s’affairait à envoyer des corbeaux. Le premier qui l’envoya fut adressait à son père à Peyredragon. Il lui demandait ce qu’il devait adopter comme attitude, étant fils de Targaryen, au service des Kearney et chef de leur garde. Or le royaume était en proie à une certaine agitation, les Tully s’apprêtaient à rompre leur serment de fidélité au roi, serment que les Kearney allaient peut-être briser du fait de leur vassalité. Pour son père, le lien le plus important était le lien du sang. Bien qu’étant bâtard, Ser Keith devait faire route pour Port-Real et prêter serment à son grand-oncle. Bien entendu cet élan de fidélité lui serait remercié généreusement en l’ôtant de la souillure de sa bâtardise.                                                                                            Pourtant, il ne pouvait se résoudre à trahir ceux qu’il avait toujours fidèlement servit. Et il se remémorait le serment qu’il avait fait au père de Yorrick. Alors, en toute discrétion, il communiqua à celui-ci le message transmis par son père. Yorrick confia alors à ser Keith une mission délicate, celle de partir à Port-Real, afin de savoir ce que le roi fol souhaitait faire, pouvoir anticiper les opérations targaryennes et leurs mouvements de troupes.                                                                                                
            De ce fait Ser Keith envoya à son père un message à son père indiquant qu’il quittait les Kearney et qu’il se plaçait du côté de son grand-oncle. Puis il envoyait un message à Port-Réal afin d’informer Mestre Pycelle qu’il prenait le chemin de la capitale afin de s’agenouiller devant le roi et de lui jurer fidélité. Et enfin il informait Yorrick qu’il prenait en charge le déroulement de cette mission, ce dernier lui confiant 10 hommes afin de partir et de voyager à la fois discrètement et en toute sécurité.
           
            Pour autant, ser Keith ne pouvait oublier ce que lui avait coûté son dernier voyage à la capitale. Non seulement il avait bien failli finir pendu par les pieds, mais il aurait très bien pu brûler tout comme l’avaient été les hommes du Nord. De plus l’odeur du bûcher géant dressé devant le donjon-rouge lui hantait parfois les narines. De même que les cris des pauvres suppliciés le réveillaient souvent en pleine nuit. Mais bien plus que cela, c’étaient les mèches rouges qui étaient apparues sur ses tempes, qui chaque jour lui remémoraient son voyage.                                                           
              Il savait aussi qu’il avait toujours était traité comme un bâtard. A commencer par l’île berceau de sa prétendue famille, par la ville qui l’avait vue naître et par son père. Sa naissance était pour tous un crime, alors qu’en fait de crime, à bien y réfléchir, le seul crime commit le fut par ce père qui n’avait pas réussi à tenir ses ardeurs. Cette île l’avait chassée alors qu’il n’avait que 11 ans, son père ne s’y était pas même opposé, et il n’avait pas semblé regretter sa présence. Et aujourd’hui il lui demandait d’honorer des liens du sang qu’on lui avait toujours refusés de reconnaître.                                                                                                                       
              Des Kearney, le seul à avoir prétendu prêter un quelconque intérêt fut le père de Yorrick, qui l’avait trouvé sur les routes et l’avait élevé au titre de ser et en avait fait son épée lige. Yorrick lui-même l’avait appelé bâtard, comme ci cela pouvait l’atteindre, comme-ci cela pouvait être une insulte, plus forte encore que le dédain que portait sur lui tous ces regards.                                                                                    
             Où pouvait être son honneur, à qui pouvait-il jurer fidélité, un père absent, à ces Kearney qui s’étaient toujours moquaient de lui ? Il n’en savait rien. Il prit toute une nuit et une matinée à y réfléchir. Il alla au septuaire prier les sept de veiller sur lui, de lui donner la force, le courage, et de guider ses pas. Et de protéger les Kearney d’un nouveau coup funeste du sort. Il ne pouvait se résoudre à pouvoir un jour se battre contre Yorrick, ou même son frère, et encore même contre cette pauvre Sybile. Alors, il se rappela la vue des hommes du Nord entrain de brûler. Et il se demanda si sa loyauté ne se trouvait pas là, envers les Kearney, les hommes du Nord, Eddard Stark, Jon Arryn, Lord Tully. Il se souvint que Robert Baratheon était ami avec Eddard Stark, pupille de Jon Arryn, et toujours promis à la sœur de Lord Stark. Alors il prit sa décision, il boucla ses quelques bagages, et fit promptement ses adieux à Lord Yorrick. Le lendemain, il fit mine de suivre la route de Port-Real.                       
            Mais dans son esprit, il était clair qu’il irait vers Accalmie prêter serment à Robert Baratheon, et espérait au plus profond de son cœur que jamais Stark, Arryn, Tully et Baratheon ne se feraient la guerre.

            Se doutant que des hommes des targaryens devaient surveiller la route royale, il ne la rejoignit pas. Il préféra passer par des sentiers afin de contourner le plus possible Harrenhal, Port-Real et quelques autres grands bourgs. Il fit route vers Pierremoûtier, traversa la Nera, emprunta brièvement la Route d’Or, atteignit celle de la Rose, coupa vers le Bois-du-Roi, et enfin atteignit Accalmie. Là-bas, il ne sût ce qui l’impressionna le plus, le château, où la stature de Lord Baratheon. Il cru qu’il allait être trucidé sur place et se demanda s’il n’aurait pas mieux fait de rester chez lui quand des hommes de gardes le prirent à nouveau pour Rhaegar. Heureusement, la bannière blanche, son pourpoint sur lequel figurait ses armoiries à la vierge, ne purent difficilement être confondues avec Rhaegar. Robert lui-même hésita un instant. Lorsque celui-ci empoigna son marteau de guerre, Keith cru que sa tête allait être définitivement détachée de son corps. Mais quand il posa plus attentivement son regard sur lui, il vu ses tempes, puis poussa un rire fort et tonitruant, laissant tomber sa masse au sol. Keith se présenta brièvement, expliqua qu’il était un bâtard, qu’il avait été chassé de Peyredragon par les habitants de cette île pour un crime sordide qu’il n’avait pas commis, que son père ne s’y était pas opposé. Et depuis 10 ans il était aux services des Kearney, banneret des Tully. Que lui-même avait été là le jour où les starks avaient brûlés à Port-Real, que son propre grand-oncle avait failli le tuer, et qu’il avait bien failli être pendu par les pieds. De ce fait, il ne se reconnaissait pas Targaryen, il était un fils de la Rivière. Alors il plia le genou, s’appuya sur son épée et solennellement lui dit qu’il était près à prêter serment à Lord Baratheon, et qu’au nom des Kearney il lui demandait qu’elles étaient ses intentions face aux exactions des Targaryens, père et fils. 
               Robert lui fit signe de se relever, le remercia de son serment, de lui prêter son épée et ses quelques hommes. Il reconnaissait que Rhaegar et le roi fol l’avaient tous deux courroucé et mis dans une colère noire. Lui-même s’apprêtait à lever son armée. Il ne voulait certainement pas en venir aux armes avec les hommes du Nord, du Val, ou de Vivesaigues. Bien au contraire, s’adjurer le conflant lui faciliterait la tâche. Et à ce titre il allait lui remettre le commandement de 300 vétérans, afin d’abattre les quelques oppositions que rencontrait lord Tully. Mais bien évidemment, un serment pouvait se rompre, et lord Baratheon préférait qu’un fidèle à lui surveille, seconde et observe ser Keith. Ser Keith tomba des nues, il ne s’attendait pas à un tel accueille, s’il n’était pas entrain de rêver. C’était bien réel, le simple chevalier errant, le bâtard, lui allait avoir le commandement de 300 hommes. C’était inattendu, inespéré… Indubitablement, il avait bien fait de ne pas aller à Port-Real, il lui fallait reprendre la route, il allait falloir se battre, mais la cause était juste. Il s’inquiétait pour Yorrick, son frère et Sybile, pour Ser Jon aussi, quand il les avait vu pour la dernière fois, ils s’apprêtaient à livrer une bataille contre leur ennemi jurés les Dannett. Il fallait qu’il se dépêche de rentrer dans les conflants, peut-être étaient-ils en danger ?   

Dernier scénario :



Yorrick

Il avait dit « Non », il ne négocierait pas avec les Dannett. Jamais il ne le ferait, eux les ennemis jurés de sa famille depuis des temps immémoriaux. Encore moins lorsque ceux-ci avaient l’infâme culot de venir demander restitution des terres des Mannings. Eux qui, par ailleurs, n’avaient pas tergiversé pour prendre possession de terres qui ne leur appartenaient pas. Leurs terres, lui les avait gagné à la loyale, grâce à un duel judiciaire devant les Dieux et les hommes. Demander de les leurs rendre s’était bafouer le jugement divin.
Il avait répondu non, et maintenant il s’apprêtait à la bataille. La nuit était belle, mais elle n’allait pas être de tout repos pour lui. Son père lui avait bien appris à mener les hommes, les règles de stratégie militaire. Mais il était différent de commander des hommes sur une maquette, et de le faire sur un champ de bataille, un vrai. Son frère était là pour le soutenir, mais il n’avait pas plus d’expérience qui lui. Quant au jeune Draak, il était encore frais. Mais tel était son devoir. La nuit tombait sur le campement, et il se demandait s’il allé enfin réussir à dormir quand un nouveau messager lui était annoncé. Un messager portant les armoiries Dannett sur son pourpoint entra dans sa tente et lui tendit un bout de parchemin. Sur ce dernier était écrit une formule sibylline « Rendez-vous, et votre femme vous sera rendu ».
-       Quelle est votre réponse sir ?
-       Retourne devant ton maître et dit lui ceci… Non !
Le messager quittait à peine la tente que Yorrick s’apercevait que le soleil se levé déjà et que les trompettes sonnaient l’ordre de bataille en face de son campement. Le moment de vérité arrivait.

Allister

            Allister fit seller son cheval et prit la tête de la cavalerie, à ses côtés se trouvaient Draak et Ser Jon. La cavalerie, appuyée sur sa droite par des paysans et sur sa gauche par une troupe d’infanterie, allait se porter sur le flanc droit du champ de bataille. Le centre allait être occupait par deux troupes d’infanterie, une d’archers, Yorrick et sa garde d’honneur. Le flanc gauche était lui laissé vide puisque s’y trouvait une rivière, une colline. Au centre rien si ce n’est quelques buissons. Au bout du champ de bataille sur le flanc droit se trouvait une forêt.
            Un rapide coup d’œil et Allister compris l’ampleur de la situation, les Dannett était bien plus nombreux. Au total de leurs forces, ils pouvaient déplacer sur le terrain, trois compagnies de cavalerie, deux d’archers, deux d’infanterie régulière, une garde d’honneur, et enfin une compagnie de pillards (à en juger par leur accoutrement hétéroclites). Plein de courage il avançait, bien entouré de ses hommes, vers un sort funeste tant la situation était déséquilibrée. Rapidement il fit la jonction avec les troupes de son frère. Les lanciers prirent position sur les collines, les archers se mirent derrière elles, le corps d’élite se mit à l’abri derrière les buissons, et les pillards protégeaient l’aile droite de la cavalerie. Les cavaliers des Dannett chargèrent et engagèrent les troupes sur les collines, leur infanterie se protégea derrière eux, et les archers commencèrent à bander leurs arcs, couvrant une charge des pillards.  Allister voyant se mouvement ordonna une contre-charge des paysans, à laquelle prit par la cavalerie. La cavalerie fonça droit sur eux, les pillards tombaient sous les sabots de son cheval, mais pour autant qu’il puisse le constater, aucun ne voulait prendre la fuite, et lui ses hommes durent les abattre jusqu’au dernier. Allister voulut faire mouvement vers les archers ennemis, mais il eut du mal à se faire entendre de ses hommes, ceux-ci n’obéirent qu’à contrecœur au jeune officier.   
            Pendant ce temps, les troupes sous le commandement de Yorrick subissaient l’assaut de la majeure partie des troupes des Dannett, et malgré tous leurs efforts ils ne pouvaient infliger que de faibles pertes à cet ennemi assurément plus nombreux, et plus expérimenté. Mais, ils étaient hardis au combat et rendaient coup pour coup à l’ennemi, les archers tirés sur la cavalerie, des fantassins retenaient sa charge. L’infanterie, le corps d’élite et Yorrick lui-même était au cœur du champ de bataille contre le gros des troupes Dannett. Pourtant les Dannett pressaient vraiment les Kearney, et bientôt la cavalerie ennemie vint à bout des quelques fantassins et put faire mouvement vers les archers. Yorrick était encerclé, il ne voyait plus autour de lui que des épées qui tombaient sur des corps bientôt sans vie, des chevaux dont les sabots martelés de pauvres soldats en armures. Il commencé à se demander s’il allait revoir le soleil se lever sur la plaine, l’eau couler dans les ruisseaux. Mais il devait parer, frapper, parer, frapper, survivre en prenant la vie de pauvres bougres qui portaient ces horribles armoiries Dannett. Il avait dit non, il ne se rendrait pas, jamais. Frapper, frapper…
Pendant que les archers réussissaient à se désengager puis à décocher des flêches pour couvrir une charge, des soldats Dannett chargèrent les hommes d’Allister. La situation devint très difficile pour lui, il avait du mal à se faire comprendre des hommes, l’ennemi pressait de toute part, malgré les renforts de paysans. Sous les assauts répétés la situation devenait de plus en plus critique. Même s’il arrivait à se désengager pour charger les Dannett, avec l’aide de son infanterie, l’ennemi arrivait à renverser la situation à son avantage. Bientôt Allister vit Draak tomber sous l’assaut de l’ennemi, puis se fut le tour de Son Jon. Tout autour de lui n’était que chaos, désolation, ses hommes mourraient les uns après les autres. Bientôt ce fut à son tour d’être mis au sol, et il cru son heure arrivait. Mais, alors que la lame d’un soldat allait s’abattre sur lui, celui-ci fut arrêté par son lieutenant qui fit d’Allister son prisonnier. A croire que la destiné de celui-ci était de demeurer captif.
            Trop occupait par les combats Yorricks n’avait pas vu son frère tomber, mais même si ses archers avaient éliminés une troupe entière de cavaliers, les Dannett demeuraient plus nombreux. La situation devenait de plus en plus critique pour lui et ses hommes. Sur l’ensemble du champ de bataille, les Kearney étaient mis en déroute. Le cri des blessés, la vue des cadavres, l’odeur du sang, et les assauts conjugués des ennemis vinrent à bout de sa rage de vaincre, et il finit par se décider à sonner la retraite. La bataille avait durée cinq heures. A l’appel de la retraite, ne restaient debout que quelques gardes de Yorrick et un peloton d’infanterie. Sa première bataille n’était qu’une défaite cuisante. Yorrick regagnait son campement abasourdi, agar, éreinté.

Yorrick

Très vite un nouveau messager arrivait dans sa tente, un messager allié pour une fois. Celui-ci lui apportait les premières bonnes nouvelles de la journée. De son côté ser Edmure avait remportait une grande victoire, et malgré la défaite des Kearney, les Tully et leurs vassaux avaient gagné une bataille. A peine le messager était-il parti, qu’un deuxième était annoncé. De nouveau les Dannett lui envoyaient un message, « Si vous rendez aux Mannings leurs terres, que vous leur avez injustement dérobées. Alors nous consentirons, par notre grande bonté, à vous rendre votre frère cadet, et votre épouse bien aimée ».
-       Que dois-je portais comme réponse à mon maître mon seigneur ?
-       Jamais je ne plierais le genou devant un Dannett. Déchirant le message, il poursuivit. Rapportes les restes de ce torchon, et dit à ton seigneur et maître, une bonne fois pour toute, que ma réponse est « NON !!! Jamais !! » Hurla-t-il enfin.

La nuit tombait sur le campement, et Yorrick dormit très vite ce soir là. Mais son sommeil fut vit interrompu, son écuyer le réveilla parce qu’un énième messager demandait audience. La langue pâteuse, le regard embrumé, Yorrick se demandait lequel des Sept pouvait lui en vouloir à ce point pour lui envoyer un messager dès qu’il pouvait se reposer. Et plus encore, de qui celui-ci était-il l’envoyait ? « …, Frey », qu’avait-il entendu ? « Ser, un messager Frey demande audience. Est-ce que je le fais entrer ? » Oui, bien sûre, qu’il entre, il dormira une autre fois. Il se rhabilla des mêmes vêtements qu’il avait mit la veille, se passa la tête sous l’eau, et s’assis à ce qui devait être son bureau de commandement. Le messager entra, sur son pourpoint se trouvaient les tours jumelles, un Frey. Que pouvait bien lui vouloir lord Walder ?
-       Hostin Frey, pour vous servir. Mon maître, Lord Walder, me fait porter ce message.
Il lui tendit un bout de parchemin, ce qu’il lit le fit sourire, ces problèmes s’enchaînaient. Mais là, il pouvait entrevoir la fin du commencement de ses problèmes. Nous, Lord Walder Frey, Seigneur et Maître des Jumeaux, avons appris dans quelle dramatique situation se trouvait le jeune vassal de notre bien aimé Suzerain. En temps que vassaux du même suzerain un lien informel de fidélité nous relient tout deux. Mais Les Frey consentiront à former une alliance avec les Kearney, et à vous venir en aide, qu’à une seule condition. Si nos deux familles s’unissent, si le jeune Draak épouse votre sœur Sybille. Alors nous épouseront aussi vos problèmes, et des solutions ne tarderont pas à y être apportées.
-       Quelle est votre réponse ?
-       Oui. Dit Yorrick après un long silence. Nos deux familles s’uniront, ma sœur deviendra une Frey. Dites lui que ma sœur deviendra la promise, la fiancée du jeune Draak.
Hostin Frey repartis avec la première réponse positive de Lord Kearney. Yorrick retourna s’assoir et pu goûter un peu de repos. Mais, comme à chaque fois, ce repos fut vit interrompu. De nouveaux des trompettes sonnaient de toutes parts. En hâte, il faisait seller son cheval et partait au devant du camp. Alors il vit s’élever une épaisse fumée, le camp ennemi était la proie des flammes. Les Frey avaient attaqués, à peine la réponse de Yorrick connue. Ils avaient attaqués et réduit en cendres le campement rival. Les Dannett fuyaient en tout sens, les restes du campement étaient vides. Il n’y avait aucun signe de son jeune frère. De nouveau Hostin Frey venait à la rencontre de Yorrick. Il lui apprit alors qu’Allister avait était emmené sous escortes aux Jumeaux, non en temps que prisonnier, mais comme gage de la bonne volonté de Lord Kearney. 

Sybille

            Sybille était à l’abri dans le château, attendant avec impatience des nouvelles de ses deux frères. Elle n’avait pas pu suivre le déroulement de la bataille, autrement que part les va et viens des corbeaux et était resté dans la roukerie pendant toute la durée des combats. Une fois venu la nuit, elle avait accueillie avec tristesse l’annonce de la défaite de ses deux frères, heureusement aucun n’était mort. Et le lendemain un messager était venu la chercher pour la conduire au près de Yorrick. La manière dont il l’accueillie ne lui était que trop familière c’était celle dont se frère se revêtait pour annoncer les mauvaises nouvelles. Il lui apprit sans détour qu’elle était allait devenir la promise de Draak et que de ce fait elle devait prendre la route avec son futur époux et ses deux frères pour les Jumeaux à fin d’unir les deux familles. Cette annonce de son futur mariage n’était pas pour elle une mauvaise nouvelle. Elle aimait Draak, depuis son plus jeune âge ils avaient passé de longues heures ensemble. En outre, elle avait très tôt compris que celui-ci lui faisait la cours ; il faut dire que ses manières étaient plutôt grossières, ou plutôt qu’il était claire qu’il essayait de la charmer par tous les moyens. Mais elle avait pris cela comme un jeu, et au fur et à mesure elle avait finis par éprouver une profonde affection pour ce jeune homme. La seule chose qu’elle n’apprécié guère c’est qu’on ne lui laissait pas le choix dans une prise de décision qui allait affectée le cours de toute sa vie. Mais la mine déconfite de son frère lui montrait que celui-ci ne savait pas comment lui annoncer la nouvelle, et qu’il éprouvé un profond malaise à dire à sa sœur qui elle devait épouser. Ce qui était pour elle une nouvelle preuve d’amour.
            A peine avait-elle le temps de se remettre de cette émotion qu’un homme de son frère entrait en trombe dans la tente de son frère, et criait «Mes sirs, des hommes en armes, 300 épées approchent !!».
-       Arrêtait donc de crier, et décrivait moi plutôt leur bannière avant de vous époumonait. Une fois fait cela, revenait ici et j’aviserais si nous devons nous inquiéter ou nous réjouir de cette nouvelle, qui n’est pour l’instant qu’une donnée à traîter.
Sybile ne reconnaissait pas son frère, il était passé en l’espace d’un instant du jeune frère qu’elle avait toujours connus, à celui de meneur d’hommes. A la lumière du petit matin, elle s’apercevait que son frère était devenu un Lord.

Ser Keith

Ser Keith était à la tête de 300 hommes, lui l’éternel bâtard. Il était assez fier de retrouver ses amis, il aurait voulu arrivé plus tôt afin de porter un coup décisif à ceux qui avaient été pendant toute son enfance ces ennemis. Mais le destin en avait décidé autrement, et il arrivé en retard pour la bataille. A ses côtés avançaient les armoiries de la maison Baratheon. Ceux sont celles-ci que vit le jeune écuyer de Yorrick qui alla annonçait à son maître que des hommes de la maison Baratheon marchaient vers eux. Biensûr Ser Keith eut des comptes à rendre à celui qui avait été son frère d’armes pendant leur enfance. Il raconta la vérité. Au lieu de marcher vers une mort certaine, d’effectuer une mission qui avait toutes les chances d’échouer. Il avait préféré faire route vers Accalmie et rencontrer Robert Baratheon, qui lui avait fait forte impression. Il s’était mis à son service, et Robert lui avait prêter 300 hommes pour pacifier la région et s’assurer que lord Tully et ses vassaux allaient lui prêter main forte dans sa tentative de révolution.
            Yorrick ne fut pas ravis d’apprendre qu’un de ses meilleurs hommes quitté son service. Mais cette nouvelle était à moitié compensée par le fait qu’il restait un allié, et les 300 hommes dont ils disposaient allé se montrer utile pour faire la chasse aux quelques Danett qui restaient encore dans les parages. D’ailleurs à peine avait-il eu le temps de se reposer que Ser Waters se remettait en route avec ses hommes et Allister, accompagnaient d’Austin Frey et de 1000 hommes. Ils arrivèrent au château des Danett, mais ils ne remarquèrent pas tout de suite que sur ses tours ne flottaient plus leurs armes. Ils entrèrent dans la forteresse et s’aperçurent avec surprise que celui-ci avait été vidé de ses hommes, mais aussi de vivres, d’animaux. Plus rien, ni personnes, n’y résidaient. Les Frey en profitèrent pour prendre possession du château et y hissèrent leur étendard. Ser Waters fouilla les environs, le village et le port, à la recherche de Ser Danett, mais nulle part il n’y avait de traces des hommes et de leur maître.
Un peu déçus, Allister, Ser Waters et leurs armes rentrèrent dans leur campement. Une fois arrivé au campement Allister reprenait la route pour rejoindre sa fratrie aux Jumeaux. Ser Waters lui restait dans la région, bien décidé à dénicher ses vauriens de Danett.

Draak

            Il était heureux, pour la première fois de sa vie il était heureux. Il avait enfin réussi à obtenir la main de la femme de ses rêves. Et il était bien heureux de la prendre à ser Kearney. Au bien sûr il savait que cela ne plaisait guère à la branche Frey de sa famille, à quoi bon s’unir à une petite famille de châtelain dans leur genre. Lui il voyait l’intérêt, elle était belle, elle était ravissante. Draak possédait la charge d’un domaine, mais à terme si les Kearney n’avait aucun héritier – ce qui en temps de guerre s’arrange très facilement – il en serait légataire au profit de ses fils. Et il voyait déjà sa descendance détrôner la branche principale des Frey. Mais pour l’instant il se réjouissait de revoir sa promise, de déclarer ses vœux, de devenir un homme.
            Lord Walder accueillie les Kearney et l’aîné de ceux-ci avec le respect que l’on doit en Westeros à un hôte. Une fois les banalités d’usages effectués, on passa au vif du sujet. Allister fut libéré, Sybile et Draak échangèrent des vœux comme autant de promesses d’un avenir radieux. Yorrick fût surpris d’apprendre que le jeune Draak possédait déjà un domaine à son âge, il le fût moins d’apprendre que son futur beau-frère allait devenir son écuyer. Mais voir la figure de celui-ci se décomposer au fur et à mesure que lord Walder prononcer les mots « Draak sera votre écuyer », un petite sourire se dessina sur son visage. Les mots que ce dernier devait prononcer restèrent un moment dans sa gorge, il avait beau vouloir devenir son beau-frère, devenir son écuyer était autre chose, cela était beaucoup trop pour lui. Cela le ramenait à sa condition de simple héritier de la seconde branche. Mais le jeu en valait la chandelle. Il se mettait au service de Yorrick, jusqu’à ce que lui et Sybille s’unissent. Il était le plus heureux des hommes.

Yorrick

            En rentrant à son domaine, Yorrick décida que lui et sa suite devait s’arrêter à Vivesaigue. Là-bas en l’absence de lord Hoster qui était malade, de son fils Edmure partie guerroyer, se fut Le Silure qui les accueillit en tant que régent. Il leur apprit que les Dannett faisaient route vers Port-Royal. Et surtout, il voulait que les Kearney, bien aidés par Draak, parviennent à convaincre les Frey à prendre part dans le conflit. Yorrick se préparait à lever une nouvelle armée, bien que sa dernière bataille ait coûté la vie à beaucoup de ses hommes. Ser Water viens à lui pour lui apprendre qu’il avait mené la chasse aux Dannett, qu’ils en avaient tué une partie mais que l’autre avait réussi à fuir vers Port-Royal. Naturellement pour préparer la prochaine bataille, lui et ses hommes allaient se joindre à eux dans la bataille.
            Bien vite des nouvelles du front arrivèrent à Yorrick. Lord Baratheon avait infligeait une cuisante défaite sur les forces du roi Fol. Une nouvelle bataille se préparait aux portes de Port-Royal. Alors qu’il prenait son petit déjeuner en écoutant les nouvelles du matin. Draak lui faisait la cours à sa dame, d’une manière étrange il est vrai. En la regardant il lui déclara : « Ma mie, plus le temps passe et plus vous devenez belle. Je dois m’efforcer d’en faire autant, il est vrai que je viens de loin. Et je ne voudrais pas que vous ayez à rougir de me voir à votre bras lorsque nous danserons le jour de notre mariage. Bien que d’avoir un tel monstre comme cavalier, ne vous rendrez que trop belle en comparaison. Toutefois, vous ne pouvez que constater que mon entraînement commence à faire effet. Tâtez et admirez combien je me suis musclé ces derniers temps. »  
            Quelques jours plus tard leur arriva une nouvelle des plus bouleversantes. Rhaegar avait été tué au Trident par Robert Baratheon en personne, qui avait entre autre démontré ses facultés de guerrier au combat. Et Aerys II le Fol, avait quant à lui été trahi par Ser Jaime Lannister, qui avait pourtant juré de le protéger en entrant dans la garde royal ; aussitôt il avait été surnommé le régicide. Il n’y avait plus aucun Targaryen vivant en Westeros, et lord Baratheon pouvait donc prétendre devenir le nouveau roi et instauré une nouvelle monarchie.

Ser Waters

            Keith ne fût pas ravi d’apprendre ces nouvelles, ne plus avoir de Targaryen vivant en Westeros signifiait que son père et sa famille étaient morts. Certes son père ne lui avait jamais porté une très grande affection, ni même que son grand oncle qui avait bien failli le tuer la seule fois où ils s’étaient rencontrés. Il était le dernier Targaryen vivant, mais il était un bâtard. Cette situation était pour le moins cocasse. Devait-il en rire, ou en pleurer ? Heureusement il était presque un inconnu, étant bâtard il n’avait aucune prétention au trône de fer, et il ne valait pas grand-chose. Ce qui devait le mettre à l’abri d’un quelconque assassinat, du moins le croyait-il ?
            Il se faisait tard, il était temps pour lui d’aller se coucher, et de se remettre de ces nouvelles bouleversantes. Alors qu’il entrait dans sa chambre et qu’il s’apprêtait à allumer une chandelle. Il aperçut un homme étrange dans l’ombre d’un coin de sa chambre. Un homme encapuchonné, tel un manant de la plus petite des villes de province, ou plutôt comme ces paysans qu’il s’efforçait de faire devenir des hommes d’armes depuis plusieurs semaines. Un homme pareil se tenait debout dans sa chambre, il abaissa sa capuche et laissa apparaître un visage gras et chauve. Il n’avait pas l’habitude de se parfumer, et il fût donc surpris de sentir un parfum de lilas quand celui-ci s’approcha. Il allait sortir sa dague, et celui-ci attrapa vivement le bras.
-       Je ne suis pas venus pour vous tuer, mais pour vous donnez une information de la plus haute importance.
-       Veuillez m’excuser, mais j’ai bien peur de douter de vos paroles mes sirs…
-       Oui, veuillez excuser ma maladresse chevalier. Je me présente, Lord Varys, attaché aux services du royaume et de notre regretté majesté Aerys.
-       Regretté, pas pour tout le monde. Il a bien failli me faire exécuter.
-       Là n’est pas la question, je suis fidèle aux Targaryen, et bien qu’ayant prêté allégeance au Roi Robert Barathéon, je reste fidèle aux Targaryen.
-       Vous êtes donc fidèle à l’histoire, il n’y a plus de Targaryen, le roi Robert les a exécutés. Tous…
-       Il me semble pourtant qu’il y en a encore un qui respire, juste devant moi. Et à moins qu’il n’y ait des trous dans les murs qui laisseraient passer l’air frais de la nuit, je m’adresse à un homme, un chevalier, le dernier des Targaryen. Et non a une paroi faite de pierres.
-       A un homme certes, un chevalier je ne serais en douter… Mais à un Targaryen, mon père, mon grand-oncle, et tant d’autres m’ont bien fait comprendre tout au long de mon existence que je n’étais qu’un bâtard et rien de plus.
-       Je vous arrête là. Certes vous n’avait pas le nom Targaryen, certes vos armoiries ne portent pas fièrement un dragon rouge sur votre bouclier. Mais vous n’en avez pas moins du sang targaryen qui coule dans vos veines. Il n’en faut pas moins à Robert, ou à ses conseillers pour faire de vous une menace pour le royaume et à donner une prime pour quiconque vous fera prisonnier et vous traînera devant la cours. Cours où, n’en doutait pas, vous serait exécuté, et votre tête sera portée sur une pique au côté de votre famille. Alors arrêtons là notre conversation, je vous prie de vous mettre à l’abri, ne restez pas là. Partez, fuyez à Bravos et réclamez ce qui vous revient, le trône de fer. Vous ne seriez pas le premier bâtard à faire une telle demande. Là-bas je vous aiderez à lever une véritable armée, doucement mais surement nous pourrions vous faire monter sur le trône. Restez ici et il ne vous attend qu’une chose… La mort, la mort la plus horrible que vous puissiez imaginer, il ne s’agit pas d’une mort chevaleresque. Mais d’une exécution publique, d’une décapitation et de l’humiliation de
-        toute votre famille.
-       … Je suis sans voix… Et surpris par de telles propositions… Permettez-moi de réfléchir à la question.
-       Je vous laisse le temps nécessaire pour rejoindre Port-Real où un navire vous attend. Ensuite il sera trop tard.
L’homme remis sa capuche, et partis comme il était venu. Keith se déshabilla, s’allongea et souffla sa bougie. La nuit fût courte, mais propice à la réflexion.
            Le lendemain apporta son lot quotidien de nouvelles informations. Des corbeaux étaient arrivés, demandant à tous les nobles du royaume de prêter allégeance au nouveau roi. Et ceux-ci demandaient aussi de lui livrer Ser Keith. Pendant que ses amis prenaient leur petit déjeuner, Ser Keith partait de nouveau, loin de l’agitation, vers un plan qui avait de faibles chances de succès, une mort certaine à l’arrivée. Pourquoi refuser une telle aventure ?

Yorrick

Yorrick devait une nouvelle fois prendre la route, et encore fois c’était pour Port-Real. La dernière fois qu’il avait vu la capitale, le voyage ne lui avait pas laissé un bon souvenir. Mais il devait s’y résoudre, ainsi que toute sa famille, parce qu’il était convoqué par sa majesté. Le voyage se déroula sans encombre. Et une fois arrivés à destination, ils furent accueillis en salle du trône par Sa majesté Robert Baratheon, Lord Eddard Stark, Ser Jaime Lannister et Ser Barristan Selmy.
-       Moi, Lord Yorrick Kearney, jure devant les Dieux et les Hommes, en mon nom propre et pour toute ma famille, de servir sa majesté Robert Barathéon premier du nom.
-       Bien, bien passons ses formalités. J’espère que vous vous rendez compte, jeune Lord, que vous m’avez juré fidélité à vie. Et que si vous trahissait se serment, je pourrais vous poursuivre, vous chasser de vos terres, vous votre frère, votre sœur et son futur époux. Tenez le vous pour dit. J’attends de vous fidélité envers votre roi et le royaume. Ne me décevez pas.
-       Mon roi, jamais un Kearney n’a déçus son roi. Moi, mon frère et ma sœur n’auront jamais de cesse que de vous servir, autant que faire se peut.
-       J’y compte bien. Les lords ici présents sont témoins de votre serment. Ainsi soit-il. Mais je m’étonne de ne pas voir votre lame lige à vos côtés où est donc Ser Keith Water le dernier Targaryen ?
-       C’est-à-dire que nous ne savons pas où il se trouve en ce moment. Il semblerait qu’il ait quitté nos terres pendant la nuit, avant que nous nous dirigions vers Port-Royal.
-       Si vous n’êtes même pas capable de surveiller un homme, comment pouvez-vous vous porter garant pour vos frères et sœurs ?
-       Yorrick resta sans voix
-       Vous avez prêté serment, j’attends de vous que vous retrouviez cet homme.
-       Pourquoi montrez-vous autant d’empressement à le retrouver ?
-       Depuis quand un lord châtelain dicte sa conduite à son Roi ?
-       Ce n’était là qu’une question, Ser Keith a toujours été, depuis sa plus tendre enfance, au service de ma famille. Et il nous a par le passé rendu bien des services. Je voudrais donc savoir, si vous m’y autorisez, pourquoi il vous pose problème aujourd’hui ?
-       Robert resta silencieux un moment, se tournant vers Ned Stark. Puis il reprit. Je n’ai, jusqu’à, présent aucun problème envers ce chevalier. Par ailleurs, nous l’avons placé à la tête de 300 nos hommes. Enfin, j’attends que toutes les bonnes lames du royaume se mettent à mon service pour le plus grand bien du royaume. Il n’encourt aucun risque à me rejoindre. Je souhaiterais simplement m’entretenir avec lui.
-       Dans ce cas, je vais essayer de savoir où il se trouve et le convaincre de vous rejoindre.
-       Bien, bien très bien. Je n’en attendais pas moins de vous. A présent vous pouvez disposer.
-       C’est-à-dire mes sirs, que nous ne savons pas où loger en la capitale…
-       Je ne puis vous offrir l’hospitalité, de grande famille on fait le voyage pour me prêter serment et je leur ai donc offert mes plus belles chambres. De plus, au vu des derniers événements passé en ce palais (Il se tourna vers le Régicide), nos servantes essayent de rendre au palais toute sa majesté.
-       Bien…
-       Régicide, donnez leurs de quoi subvenir à leur besoin pendant leur séjour.
-       Pardon, coupa Jaime Lannister.
-       Vous m’avez bien entendu. Qu’est-ce-que 100 pièces d’or pour le fils de Tywin Lannister assis sur sa montagne dorée à Castral Roc. Vous êtes à mon service, alors exécutez mes ordres.
-       Si tel est le bon plaisir de sa majesté, dit-il en lançant une bourse à Yorrick.
-       Merci à vous chevalier. Merci votre majesté.
-       Bien, pardonnez-nous mais d’autres tâches nous attendent.
Yorrick et sa suite quittèrent le palais, et se mirent à la recherche d’un endroit où passer la nuit, tout en spéculant sur le lieu où pouvait avoir trouvé refuge Ser Keith.

Ser Keith

           Il avait galopé sans se retourner, chevauchant de nuit comme de jours, ne s’arrêtant que pour boire ou manger, et subvenir à d’autres besoins naturels. Il devait arriver à Port-Real le plus vite possible, il ne pouvait pas se permettre de rater la navette, et la dernière chance qu’il avait de rester en vie.
            Arriver à la capitale était une chose, il commençait à connaître la route. Mais trouver un endroit où s’abriter, où loger, était différent. En connaissance de cause, il savait qu’en aucun cas il devait approcher les abords du royaume, et risquer d’être reconnu par un membre de la garde. Il ne lui restait plus que les bouges, les bordels, et autres auberges de troisièmes catégories. Fort heureusement, Lord Varys lui avait donné une adresse d’un bordel. Faute de mieux se fût là qu’il se rendit. Pour la première fois dans une cité étrangère, les clients où les serveuses du bar ne furent pas surpris de reconnaître son visage (Ser Keith ressemblait étrangement à Rhaegar Tarrgaryen), au grand soulagement du chevalier. Avant de monter se  coucher, Ser Keith choisit de prendre son repas dans la salle commune, en choisissant une table d’où il pouvait observer la porte d’entrée.
            Les premiers clients qui entrèrent firent mine de ne pas le voir. Une patrouille s’arrêta mes étant à l’ombre elle ne remarqua pas sa présence. La troisième fois que la porte s’ouvrit, Ser Keith reconnu au premier coût d’œil les arrivants.  Il s’agissait des Kearney, une nouvelle fois il avait joué de mal chance. Sur tous les bordels et auberges que comptaient la ville, il avait fallut qu’ils choisissent précisément celui-ci. Sans attendre, il rabaissa sa capuche sur lui. En prenant la fuite, chassant qu’on traqué un Targaryen, il avait pris soins de se couper les cheveux, afin de passer plus discrètement entre les mailles du filet. Il lui était connu que depuis des générations le signe de distinction des Targaryens était leurs cheveux. En se les coupant il avait espéré se faire discret, et jusqu’ici cela lui avait suffit à ne pas se faire remarquer.
            Cependant, s’il lui sembla que Yorrick, Sybile et Draak ne l’avaient pas vu. La première personne vers qui se retourna Allister fut Keith. Et naturellement il le reconnu tout de suite, et commença à avancer vers lui. Keith se dit alors que tout était perdu, qu’il ne lui resté plus aucune chance de s’en sortir vivant, et que Port-Real lui portait le mauvais œil.
-       Ser Keith, je suis étonné de vous voir dans un pareil endroit. Vous êtes coupez les cheveux, et laissez poussé la barbe, fuyez-vous quelque chose, ou quelqu’un ?
-       Si vous me le permettez Allister, je ne suis plus au service de votre frère ou de votre famille. Ce que je fais en ce moment, et à cet endroit précis ne concerne que moi. Et je me permets de vous poser cette question, que faites-vous donc ici vous ? Un bordel est-il bien un lieu approprié pour votre jeune sœur ?
-       Je vous répondrez ceci, ce que nous faisons ne vous a jamais concerné. Pourquoi être parti, pourquoi ? Si vous avez des ennuis, nous pouvons toujours vous aider. Vous nous avez rendus de bien grands services par le passé, laissez-nous vous rendre la pareil.
-       Je n’ai pas besoin de vous, pas aujourd’hui, pas en ses lieux. En dessous de son verre avait été glissé un billet « Tous les hommes de ce bordel appartiennent à Lord Varys ».
-       Bien, bien, la conversation est close.
Allister s’en alla et parti rejoindre sa famille. Il montra alors à son frère aîné la table de Ser Keith. Et à son tour Yorrick s’approcha de lui. Il eut alors le même discours que son frère, pourquoi s’être coupé les cheveux, pourquoi se laisser pousser la barbe, pourquoi venir dans un pareil endroit. Bref tant de questions auxquelles Keith répondit « En quoi cela peut-il bien vous concerner mes sirs ? » Il savait que Yorrick voulait sûrement lui rendre service, et d’ailleurs il se proposait de lui venir en aide. Mais il se doutait de quelque chose, s’il allait à la rencontre de Robert, il n’en sortirait pas vivant, il lui fallait plus d’entraînement. Alors il préféra refuser l’aide de Yorrick, d’ailleurs à défaut celle de Lord Varys lui paraissait être la meilleure. Alors Yorrick commença à élever la voix et cria « Cet homme appartient à la justice du Roi, saisissez-vous de lui au nom de Robert Baratheon seigneur des sept couronnes ». Puis il montra un papier qui lui avait tendu son frère. 


Allister
   
         Aux mots de son frère les tables volèrent, les hommes se levèrent d’un bond et tirèrent leurs épées de leurs fourreaux. Lui et sa famille furent surpris de se faire encercler, d’être pris à leur propre jeu. Aucune résistance ne leur était possible. A quoi bon résister à trois contre vingt. Le plus gros d’entre eux les fit prisonniers. Encore une fois il était prisonnier, à croire que c’était là sa seule destiné. Il eut l’agréable surprise de devoir être bâillonné par un vieux chiffon qui avait du servir à nettoyer les tables du bordel pendant plus de trois décennies. Au moins sa famille et son futur beau-frère partageaient sa situation. En outre, ils furent conduis, pieds et poings liés, en arrière boutique. Là ils furent mis à genoux, et là seule chose dont il se rappelle - mise à part l’araignée qui lui descendait le long de l’échine et les rats qui crapahutaient dans les sacs de farine – c’est un violent coup à a base de la nuque et le contact froid du sol humide de la cave avec son visage.
            Il se réveilla dans un lieu étrange, fait de bois et exigüe. Une carafe d’eau allait de gauche à droite, et à la regarder rouler ainsi il commença à avoir le mal de mer. Il devait donc se trouver sur un bateau. Leurs bayons avaient du être changé parce que le sien n’avait plus le goût atroce de celui qu’il avait eut dans la cave. Il commençait à se demander où ils pouvaient aller, quand un homme gras et chauve ouvrit la porte. Quand il s’approcha de son frère il s’aperçut que cet homme étrange sentait le lilas. Il lui enleva son bayons, ainsi que ceux des autres prisonniers. Lorsque son tout vint Allister reconnu en l’étranger, la personne qui lui avait remis le billet de la Justice du roi.
-       Bonjour Lord Kearney, je me présente Lord Varys.
-       Enchanté. Dit celui-ci, d’un ton sarcastique.
-       J’imagine que vous avez plusieurs questions à me poser…
-       Oui, où sommes-nous ?
-       Dans la cale d’un bateau.
-       Où allons-nous ?
-       Vous faites route vers l’île de Braavos.
-       Pourquoi ?
-       Ser Keith Waters est désormais le seul et légitime héritier des Targaryens. C’est à lui qu’il revient de monter sur le Trône de Fer et de régner sur les sept couronnes. Je compte le mettre à l’abri, et de par mes fonctions parvenir à l’aider à lever une armée fidèle et prête à combattre pour chasser l’Usurpateur de son Trône.
-       Très bien, allez-donc présenter mes amitiés à Ser Targaryen.
-       Vous allez pouvoir le faire venir, il arrive pour vous saluer.
Lorsque Ser Keith entra, il ne le reconnaissait plus. Ses cheveux commençaient à repousser. Enfin, sur son pourpoint figurait, non la vierge libérée, ni le cerf, mais le dragon targaryen. Il semblait que le bâtard commençait à affirmer ses velléités dynastiques sur le trône, il affirmer son droit à l’héritage. Du débat qui opposa son frère à ser Keith, Allister n’a pas retenu la teneur mais juste la violence des mots des deux parties. L’un était dégoûté d’avoir perdu son domaine, et de devoir être considéré comme un traître pour le restant de ses jours. L’autre semblait crier son dégoût d’avoir été déconsidéré toute une vie durant. A la fin cependant un accord fût conclu.
-       Aidez-moi à remonter sur mon trône, aidez-moi à récupérer ce qui m’appartient par le sang. Je vous suis toujours venu en aide par le passer, et il en sera toujours ainsi. Même si la situation présente n’y semble pas, je serais me faire pardonner. Le jour où je remonterais sur mon trône, je vous rendrez vos titres, possessions et redonnerait à votre famille toute la gloire qu’elle mérite. Je sais que cela est bien léger, mais je me ferais un devoir de me faire pardonner.
-       Qu’il en soit ainsi. J’accepte de vous rendre ce service.

Ser Keith
            
        L’équipe faisait maintenant route vers Pantos. La vie qu’on lui offrait aujourd’hui était une vie d’exil. Mais c’était toujours mieux que la décapitation et l’exhibition sur une pique de son chef. Ils avaient fait la rencontre d’un riche marchand dénommé Illyrio, celui-ci semblait être en accord avec lord Varys, et devait leur offrir l’hospitalité en sa demeure. Mais avant toutes choses, il devait se rendre à Braavos pour son commerce. Ils virent avec émerveillement le Titan de Braavos. L’endroit ne ressemblait pas à toutes les villes de Westeros, tout était construit avec la pierre. Au moins son exil commençait il par une découverte, un autre lieu, d’autres gens, d’autres mœurs. Varys connaissait, et leur conseilla une taverne « L’urne percée ». Et c’est en ces lieux qu’ils commencèrent leur séjour sur l’île.
            Tous débarquèrent et allèrent se détendre, et se remettre de leurs périples à la taverne qu’on leur avait conseillée. Tous sauf Draak qui préféra rentrer en son domaine. Il quitta la compagnie des Kearney et du Targaryen de la manière la plus discrète qu’il soit. Mais on le vit cependant se rendre à la roukerie du port. Ensuite il disparut de la vue de ses anciens compagnons de fortunes.
            Assis à l’auberge, Keith prêta une oreille attentive aux conversations. Il lui apparût qu’un nouveau roi régnait sur Westeros, et que celui-ci donnait une forte prime, de 2000 dragons d’or, à qui lui rapporterait la tête d’un homme aux cheveux blancs. Alors qu’il écoutait la conversation de la table voisine, un serveur bouscula Keith qui laissa apparaître une mèche de ses cheveux. Heureusement pour lui il s’agissait de la mèche rouge qui poussait désormais sur ses temps, dernier souvenir de Port-Real. Ce qu’il ignorait c’est qu’à Braavos les roux étaient immédiatement brûlés. Ils étaient le signe annonciateur de malheurs à venir. On leurs prêtaient le pouvoir d’attirer sur la ville où ils séjournaient le mauvais œil.
            A la vue de sa mèche, les femmes qui étaient dans l’auberge crièrent « aux buchers », les enfants partirent dans la rue en criant, et les hommes sortir leurs épées, dagues, et autres couteaux. Un combat était sur le point de commencer. Keith avait réussi à sortir son épée quand une violente douleur l’élança dans le dos. Il ne pouvait plus se servir de son bras droit, il sentait le sang couler le long de la colonne vertébrale, son épée lui échappa de la main. Aussitôt les reflets du soleil avaient ils frappaient la lame des épées que Allister faisait bouclier de son corps pour protéger sa petite sœur. Yorrick se battait avec la dague de Keith et blessa un homme. Ce dernier réussi à prendre son épée de la main gauche, et même s’il ne portait que des coups approximatifs il réussit néanmoins à blesser son ennemi.
            C’est alors que les hommes arrêtèrent brusquement de se battre. Une silhouette venait de faire son apparition dans l’auberge et avait aussitôt dégainée deux épées courtes. La lumière du soleil caressa l’endroit où il devait avoir un visage, pourtant il n’y avait rien. L’air environnant se faisait de plus en plus oppressant. Ser Keith pensait que s’était la fin, son heure allait bientôt arrivée, il ne pouvait en être qu’ainsi. Yorrick désarmé, sa dague était enfoncée dans l’œil d’un adversaire, prit pour arme un pichet. A l’étonnement de tous le sans visage tua tous ceux qui avaient pris les armes contre Keith et ses compagnons. Le corps transit de douleur, celui-ci tomba au sol et fut emporter sur le bateau.
            Une fois à bord, il y fût soigné par un prêtre rouge. Le sans visage montait la garde jour et nuit devant la cabine du capitaine où séjournait Keith. Fort heureusement la blessure de Ser Keith ne s’infecta pas. Et il se remit normalement de ses blessures. Alors qu’ils partaient pour Pantos, ils apprirent que des roux et des albinos étaient chassés, tués, pendus partout dans Braavos. Une semaine de voyage en mer d’été leur suffit à atteindre Pantos. Là-bas ils furent tous accueillies par le marchand Illyrio qui leur offrit l’hospitalité dans sa riche demeure. Et où le sans visage continuerait de veillait sur ser Keith. En gage d’amitié Keith rendit à Yorrick la lame de son père, alors que Varys proposait qu’il la garde à son propre compte. Puisqu’il s’agissait d’une lame d’acier valyrien. Yorrick fut heureux de retrouver son épée. Une nouvelle vie s’offrait à eux, mais déjà s’annonçait elle plein de risques et de combats. Il allait leur falloir bien plus que l’aide d’une épée valyrienne pour reconquérir Westeros.
     


                                                          


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