Premier scénario :
Nous avions laissés nos compagnons alors qu’ils s’en revenaient sur
leurs terres, et découvraient effaraient que leur manoir était la proie des
flammes. Ils s’avançaient prudemment, alors qu’une compagnie d’une quinzaine
d’hommes à cheval allait à leur rencontre, aux bannières Manning et Frey.
Non que le courage leur face défaut, ils préférèrent se rendre et
s’en remettre au jugement de leurs ennemies. Ceux-ci sont sans détour, les
Kearney, leur lame lige, leur écuyer et autres hommes d’armes, sont dès à
présent leurs prisonniers. Tous sont donc conduis vers le manoir, toujours en
proie aux flammes. Mais en s’approchant de plus en plus du manoir, ils découvrent
que le manoir n’a pas brûlé, la seule partie du château qui est souffert du feu
n’était en fait que la poterne.
Alors que l’écuyer et la lame lige sont envoyés en cellule, avec le
reste des hommes d’armes. Sybille et ses frères sont emprisonnés dans leur
chambre respective, sans possibilité de contacter les uns et les autres.
Keith et [Jon Baner] découvrent les geôles. Ils se retrouvent dans
une cellule en compagnie d’une trentaine d’autres personnes. Dans cet espace exigüe, à peine sept mètres sur
quatre mètres cinquante, où on n’avait pas emprisonné plus de quatre personnes
les quatre années précédentes. Encore celles-ci n’avaient pas été emprisonnées
plus d’une semaine. N’étant que trop peu habitée pendant l’année, la cellule
n’offrait qu’un abri de pierres humides et ruisselantes du plafond jusqu’au
sol. La porte, en gros bois, ne laissait entre-apercevoir qu’une flamme de la
torche qui brulait dans le couloir. Et parfois le garde passait ça grosse tête
au sourire édentée, narguant les prisonniers. Celui-ci, ainsi que ses
comparses, semblaient porter les armes des Manning.
Sybille, elle, avait retrouvait la chaleur de son feu, de sa
couette et de son lit. Toutefois, ne savoir où se trouvaient son père et le
mestre du manoir la maintint réveiller une bonne partie de la nuit. Puis un
bruit sourd dans le couloir, comme un gros objet tombant sur sol, et le
cliquetis d’une clé jouant dans la serrure de sa porte, la réveilla
brusquement. Devant sa porte se tenait en écuyer Frey, de 13 ans tout au plus.
Surprise, il lui fallut plusieurs minutes pour reconnaître Draak Frey. Ce jeune
homme avait été le pupille élevé par son père jusqu’il y a deux ans encore, où
il avait été rappelé aux Jumeaux. Malgré le temps écoulait, il avait les mêmes
yeux gris, les même cheveux blonds embellissant son visage androgyne. Cela, et
ses bonnes manières, ne pouvaient, de prime abord, que vous donner une bonne
impression. Mais Sybille n’avait pas le temps de penser au temps passé, et à ce
que cet homme faisait dans sa chambre. Que celui-ci se penchait sur elle, lui
disait « Ma mie, je suis venu vous libérer. Il vous suffit d’un mot et
vous serez sauve ». Interloquée, mais soulagée que son cauchemar finisse,
Sybille accepte. Et sans se poser de questions Draak la prend par la main,
l’entraîne au travers du couloir, vers la sortie du château. Ils traversèrent,
avec discrétion, l’étage des chambres. Tout en courant, Sybille pouvait
s’apercevoir que les autres portes étaient toutes fermées, à clef lui
semblait-il. Arrivait dans l’écurie, ils prennent un cheval pour deux, et
chevauchent toute la nuit. Arrivaient dans un bois, ils allument un feu. Draak
prend son tour de garde. Mais des hommes approchent. Tout en éteignant le feu
avec de la terre projetait sur les flammes d’un simple coup de botte. L’écuyer
réveille Sybille et ensemble remontent à cheval. Mais des cavaliers, aux lances
pointées vers, eux les encerclent. Heureusement ceux-ci sont des hommes de Lord
Kearney. Sybille apprend alors que le reste des troupes de son père est, soit
mort, soit au chevet de son père. Repartant vers le sud pour retrouver le lord
mourant, Draak est à son tour fait prisonnier.
Pendant se temps, Keith, Jon Baner, et le reste des prisonniers
sont enchaînés et le garde édenté viens leurs annoncer qu’ils seront conduis
aux Jumeaux. Mais en fait des Jumeaux, ceux-ci sont conduis vers la rivière, et
aucun ne doute pas qu’ils ne finiront noyés.
Sibylle, les hommes de son père, et le Frey, chevauchent deux
heures pour arriver dans un bois, ou brille un petit feu, et enfin Sybille
retrouve son père. Celui-ci et 20 de ses hommes, ainsi que quelques vassaux,
ont pu trouver refuge. Toutefois, lord Kearneay est allongé adossé à un arbre.
Blessait à l’aine par une flèche, il vit ses derniers instants. D’un regard il
reconnaît Draak, qui est immédiatement libéré, mais demande que celui-ci soit
maintenu sous surveillance constante. Dans un dernier souffle il tend à Sybille
son anneau sigillaire, et lui demande de le remettre « à ton frère ».
Alors qu’il meurt dans ses bras, des hommes approchent du feu au cri :
« Nos hommes sont envoyés à la rivière pour y périr, vos
frères vont être envoyaient séparément aux Jumeaux. Il nous faut agir et
vite ».
A quelques distances de là, un premier réfugié est libéré de ses
chaînes, égorgé, puis jeté dans la rivière. 14 meurt ainsi avant que Sybille,
Draak, et une trentaine d’hommes arrivent. Voyant l’escouade venir à la charge,
les geôliers libèrent les prisonniers. Mais certains, de rage, les tuent. Parmi
eux, Keith et Jon Baner, étranglent de leurs chaînes leurs ennemies. Les
prisonniers récupèrent alors les côtes de mailles et les épées, et repartent en
route. C’est alors qu’au loin, apparaît un cavalier. Celui-ci tombe de son
cheval, se n’est autre que l’ainé des Kearney qui a pu fuir, non sans se faire
blesser à l’aine. Toutefois, on reste sans nouvelles de Allister.
Yurich soignait, la compagnie de 50 hommes repart vers Vivesaigue.
Deux jours de voyages lui sont nécessaires pour arriver chez leur suzerain. Où
ils sont alors accueillis par le Silure, le Lord Allister Tully et son fils Edmure, et deux cavaliers Kearney.
« Où
est ton père » demande le lord à Yurich. Apprenant que celui-ci est mort
il demande « où est ton frère ? », sachant qu’il est prisonnier,
Yurich est convoqué par le lord. Pendant
cette réunion, le Lord expose son plan, faire appliquer la Justice du Roi. Lui
est convaincu de la bonne foi de Yurich, mais fasse au Frey, il faudra un avis
d’une personne plus élevé pour trancher. Hors qui mieux que le roi pour juger.
Le Lord explique cependant que le Roi Aerys est fou, et que le vrai maître du
royaume est Tywin Lannister, la Main du roi. Toutefois lord Went, seigneur
d’Harrrenhal, donne un tournoi, occasion rêvée pour faire appliquer la Justice
du Roi. Pendant ce temps, les troupes d’Hoster Tully feront le siège du manoir
Kearney.
Chaque famille assistant au tournoi devant envoyer un chevalier qui
participera au tournoi, Jon Baner est fait chevalier. Keith étant réservé en
cas de Duel Judiciaire.
Une fois Jon Baner fait chevalier, et qu’on lui est assigné comme
écuyer un jeune homme chauve du nom de Pod, on se met en route vers Harrenhal.
De cinquante hommes, la compagnie passe à 200. Et alors qu’ils se mettent en
route ils sont rejoins par une délégation Stark, parmi laquelle figure Brandon,
Eddard et Benjen. Sybille ayant, fidèle à sa fâcheuse manie, choisit de grimper
à un arbre, elle sera la première à les voir.
Après quatre jours de voyages, Kearney, Tully et Stark arrivent à
Harrenhal. L’immense château est sous la garde d’hommes à la double livrée Went
et Targaryen. En voyant ser Keith ses derniers se répandent en messes basses et
autres chuchotements. Avec un peu d’attention, Jon Baner, Yurich, Sybille et
Draak peuventt entendre « messe basse, messe basse, Rhaegar ». A ses
mots, le chevalier batard semble être considéré, et traîté, avec un tout autre
égard. Sur un promontoire artificiel est dressée la tente royale. Avec surprise
nul ne peux distinguer de bannière lannister, toutefois on peut apercevoir
celles de leurs bannerets. Nos compagnons n’ont pas de mal à apprendre que
Jaime Lannister va être incorporé à la Garde Royale. Celui-ci devant prononcer
ses vœux, Tywin Lannister perd son héritier et tout espoir de descendance.
Alors, pour marquer son mépris envers la décision royale, il a refusé de venir,
interdit à sa famille de faire le déplacement, et démissionné de son poste de
Main du Roi. Une nouvelle Main a été désignée, il s’agirait d’un pyroman.
Arrivaient dans l’espace réservé à l’escorte des Tullys, Sybille et Draak
décident de partir explorer le campement. Et malgré toutes leurs tentatives ils
n’arriveront pas à semer les deux gardes qui les suivent, tant pour protéger la
Kearney que pour surveiller le Frey. Alors, comme pour tuer le temps, Draak
décide de jouer au docteur. Le lendemain le tournoi commence par une série de
tournois mineurs.
Dès son arrivée Lord Tully, lui, a demandé
audience au près du Roi, audience qu’il a obtenue pour 15 heure, le jour même. A l’heure dite,
se trouve au rendez-vous, le Roi, Lord Tully, des Freys, Keavan Manning, Etan
Hogg. Se sont présentés faces à eux, et autour de Lord Tully, le jeune Lord
Kearney, sa sœur, ser Waters et Draak Frey. Ser Jon Baner ayant
commencé son entraînement. Le Roi Aerys apparaît alors sous son plus
mauvais jour, il est malade, petit et vieux. Surtout il est accompagné d’un
homme vêtu de rouge, un pyroman, qui porte l’insigne de la Main du Roi. Quand
celui-ci lui demande la parole, le jeune Lord Kearney s’exprime ainsi :
«
Ceci n’est qu’une ignoble traitrise ! Laissez-moi revenir aux sources du
mal. Durant les célébrations de mes épousailles, il y a eu un malheureux
accident de chasse qui tua Lord Manning. Malheureusement, le sang des Mannings
ne fit qu’un tour. Et ceux-ci eurent tôt fait de nous accuser de ce drame.
Pourtant, tout porte à croire que cela soit l’Epée Lige des Mannings qui ait
prémédité cet accident. Nous avons, en effet, retrouvé des empreintes de ser
Hogg non loin du lieu de l’accident. Les évènements se sont ensuite enchaînés.
Les Mannings ont capturés mon château, tués mon père, emprisonnés mon frère, ma
sœur, et moi-même. Nous sommes ici pour recouvrer notre Honneur. Qui nous a
été si injustement, et avec fourberie,
volé. J’en réclame à la Justice du Roi ! Et je souhaite faire parler un
témoin, si vous me le permettez, et dans le seul but de montrer notre bonne
foi »
S’avance alors Draak Frey, celui-ci porte un regard aux Frey
présents dans la tente. Puis, prononce ces quelques mots :
« Je ne suis pas au courant du moindre détail de cette sombre
affaire. Mon seul but était de voir dame Sybille »
Avec
consternation, Yurich s’écrit à son tour :
« Cela vous arrive souvent
devenir à 500 et avec des hommes en armes ?! »
Un
dialogue, agité, s’installe :
- Certes, j’ai entendu parler, encore était-ce dans des propos très
vagues, de votre affaire. Une équipée Frey devait être montée pour rejoindre
les Mannings et marcher vers les terres Kearney. Je me suis alors proposé, mais
je n’avais pour seul but, que celui de rejoindre dame Kearney. » Réponds
alors Draak.
- Cela ne vous a pas parut bizarre, s’inquiète Yurich. Qu’une telle
équipée soit armée ?
- Je me suis seulement dit que Lord Frey devait avoir de bonne
raisons.
- Cette réaction est normale, j’aurais agis de même. Interrompt alors
le Roi. Non sans raison agis Lord Walder Frey.
C’est
alors que Yurich demande pourquoi Draak a voulut conduire Sybille vers les
Jumeaux. S’il voulait retrouver Sybille, et ayant était pupille des Kearney,
pourquoi ne pas rester au manoir ?
- Je voulais être avec Sybille, mais les autres Frey ne faisant pas
grand cas de son âme. Je voulais l’emmener aux Jumeaux pour qu’elle y demeure
en sécurité…
- Cela est une manière bien poli de parlé d’emprisonnement, coupe le
Roi.
- Non, je voulais simplement la protéger.
- Vous êtes donc aujourd’hui leur prisonnier ?
- Oui, mais je puis voir, servir et protéger Sybille. Pour moi se
sont de bonnes conditions.
C’est alors que le roi met fin au dialogue, se penche vers sa Main
et lui chuchote quelques mots, dont l’assemblée ne put entendre que
« Justice Royale ». La main prend alors la parole et dit :
« Le roi à décidé que sa Justice serait
rendu par un Duel Judicaire. Les sept en décideront. »
Un Frey,
l’ainé et héritier de Walder Frey, prend comme champion Etan Hogg. Après un
moment d’hésitation, Lord Kearney s’en retourne vers Keith Waters, et le désigne
comme champion de sa maison. A ses mots, le Roi se retourne vers le chevalier,
le regarde avec des yeux écarquillés et murmure pour lui-même et à sa Main des
mots de nouveaux inaudibles, mais dont s’échappent « Aemon ».
Pendant se temps, Jon Baner prend
connaissance qu’il va devoir livrer son combat contre Rendyl Tarly, qui ait
venu accompagner de son fils Samly. Et on apprend qu’il y a eu une rixe du côté
Stark. Pour son tournoi Lord Tarly s’est armé de sa plus belle armure aux
armoiries de l’arbre rieur. Ce qui lui a valu le surnom de « Chevalier
d’Oberieur ». A la première joute, les deux lances se brisent. A la
deuxième, et à la troisième, il est encore impossible de désigner un vainqueur.
Puis à la quatrième Jon Baner est déclaré vainqueur.
Deuxième scénario :
Résumé des parties, numéro 4
La
nuit est tombée sur Harenhall, les chevaliers peuvent profiter d’une nuit bien
méritée. Ser Jon profite de cette nuit calme pour pofiner son maniement de la
lance de tournoi, Ser Keith lui va au septuaire pour prier le Guerrier de lui
donner la force de se battre. Yorich, Sybile, et Draak profitent de la nuit
pour dormir.
Ser Jon
Ser Jon
Le lendemain matin, ser Jon se prépare au combat, il revêt son armure, monte en selle et s’apprête
à en entrer en lice. Il devra se battre contre Ser Hunder Cole, jeune chevalier
errant qui passe son temps dans les tournois. Les deux chevaliers entrent en
lice, abaissent leurs lances et s’élancent pour la première joute. La lance
entre en contact avec le bouclier et désarçonne ser Keith qui tombe violement
sur le sol et est grièvement blessé. La loi veut que le chevalier perdant donne
son armure à son vainqueur, mais ser Jon préfère donner au chevalier errant le
harnois qu’il a gagné la veille plutôt que sa côte de maille.
Ser Keith
Le duel judicaire avait été initialement prévu pour l’après-midi.
Ser Keith comptait sur ser Jon pour faire une joute aussi longue que la
première, mais le fraichement chevalier ayant brillé par son inconstance le duel judiciaire fut annoncé en fin de
matinée. Un espace fut aménagé face à la somptueuse tente du roi, tous les
chevaliers et grands noms des sept royaumes y prirent places. Yorrich ayant
même l’insigne honneur de s’assoir à la droite du roi. Le chef de la garde du
roi annonça les règles. Le duel ne serait pas un duel au premier sang, mais un
duel à mort. Un périmètre ayant été installé le combattant qui en sortirait
serait officiellement déclaré perdant, et mis à mort par un garde royal.
Etan Hogue, épée lige des Frey combattant pour l’honneur
des Mannings, s’était paré de son plus bel harnois. Keith Waters, épée lige des
Kearney, avait préféré la légèreté d’une armure de cuir. Alors que ser Keith se
place juste à la limite du périmètre, Draak lui jette une tomate. Ser Keith
l’esquive et la tomate vient éclater sur son bras droit. Alors que ser Keith
invective l’écuyer des jumeaux, ser Hogue s’élance épée au clair… trébuche sur
un rocher et tombe au sol. Ser Keith se jette sur lui et le tue d’un coup
d’épée en pleine tête. Le bâtard errant remporte son duel, et ainsi Justice est
rendue au Kearney face aux Dieux et aux hommes. Et pour la première fois depuis
longtemps la foule scande son nom et un tonnerre d’applaudissements retentit
depuis les tribunes. Il était soulagé, heureux, et les insultes de Draak n’y
changeraient rien.
Yorich
Alors qu’il avait vu l’épée du bâtard transpercer le
visage de ser Hogue, le jeune lord avait poussé un soupire de contentement. Non
pas qu’il n’avait pas eu confiance en ser Keith, mais quand il avait vu ser
Hogue en harnois, la crainte d’une nouvelle déconvenue était de nouveau venir étreindre
son cœur d’une main glacée. Mais c’était bel et bien fini. La foule scandée le
nom du bâtard, et tout deux étaient invités dans la tente du roi, dans l’après-midi.
Là-bas le chancelier demanda ses conditions à Yorich. Il lui fut facile de
répondre : « Je souhaite qu’on me rende mes terres, et que soient
réparés tous les préjudices subis, tant moraux que financiers. De même j’exige
que les Mannings libèrent mon frère encore prisonnier des Frey aux Jumeaux.
Etan Hogue ayant aussi enlevé mon épouse, j’aimerais que celle-ci retourne en
son foyer légitime. Enfin, je voudrais que soit signé un traité de non
agression entre les familles Mannings et Kearney ». Le roi demande alors à
se retirer pour délibérer.
Après une heure de
réflexion, le roi tend un parchemin, celui-ci est un traité signé de sa main.
Les terres Kearney sont rendues à Yorich et à sa famille, celles des Mannings
leurs sont cédées, et les Mannings devront prendre le noir ou mourir. Alors que
Yorrich et ser Keith sorte de la tente du roi des cris retentissent « ceci
est un scandale, on ne se laissera pas faire ». La mort d’Etan Hogue fut
donc une double victoire, celle du chevalier bâtard mais aussi celle du jeune
Yorrich Kearney qui lava son honneur et doubla ses terres. Après cela, tous
pouvaient rentrer chez eux, escortés par Barristan Selmy.
Allister
Alors qu’Allister est toujours retenu en captivité dans
une des chambres d’un des deux châteaux des Jumeaux, chambre pour le moins
confortable. Un homme de main entre et interrompt sa sieste pour lui annoncer
sa proche libération. Allister peut donc retourner chez lui, avec deux chevaux
et n’ayant pas à se plaindre de l’hospitalité de lord Walder Frey.
Draak
Pendant ce temps à
Harrenhall, Draak part pour les Jumeaux afin de ramener Allister en ses terres,
et de lui servir de garde du corps. « Je vous fait le serment de ramener
votre frère sein et sauf en votre domaine » promet-il à Sybile, qu’il
appelle toujours « sa promise ». Tous repartent donc ensemble, mais
se séparent une fois arrivés sur les terres des Kearney. Le voyage dura trois à
quatre jours. Arriver au manoir Draak, Yorich et tous les autres peuvent voir
que plus aucune bannière Manning ne flotte sur le manoir. Yoorich prononce
alors son premier discours en tant que lord, au balcon : « Mes chers
compatriotes, ce n’est pas sans émotions que je m’exprime face à vous, et vous dis
simplement « je vous ai compris » » dit il les bras levés en un
« V » voulant dire victoire. « Notre maison malmenée, notre
maison martyrisée, mais notre maison libérée » poursuit-il en un cri.
« Toutefois je ne puis vous promettre un bonheur immédiat, je ne puis vous
promettre que de la douleur, du sang et des larmes. Et cela afin de remettre
notre maison en bon état » termine-t-il. Mais il murmure pour lui-même
« maintenant au boulot bande de cons ».
[Gestion
du domaine]
Keith
Suite au gain des terres des Mannings, les Kearney les
rajoutent à leur domaine et possèdent donc un château en plus de leur manoir.
De même Allister est nommé intendant des terres des Mannings et Keith est nommé
« Connétable de la défense » de Yorrich, c’est-à-dire chef de la garde
des Kearney. Ser Keith en profite aussi pour établir ses armoiries : une
pucelle à la robe crème sur fond blanc, portant des chaînes brisées à ses
poignés et à ses chevilles. Allister et Yorrich envoient une lettre à lord
Tully, et une à Salvemer. Celle de Tully, pour renouveler l’allégeance des
Kearney, celle pour Salvemer adressée aux Mallister afin de les informer des
déboires de leurs bannerets. Un nouveau mestre est nommé, il s’agit de mestre
Garrer, un jeune mestre de 25 ans, mais qui a déjà plusieurs chaînes autour du
coup. Après un an, le manoir aura retrouvé sa splendeur.
Sybile
Une longue année s’écoule, et d’étranges rumeurs
circulent par corbeaux dans toutes les sept couronnes. Le fils du roi, Raeghar,
aurait fait enlever la fille du seigneur Rickard Stark. Lord Stark et son fils
Brandon sauraient donc partis pour Port-Réal. Le premier, serait parti seul
avec une poignée d’homme directement pour Port-Real afin de demander une
réclamation direct au roi, mais aurait été fait prisonnier. Son fils serait
donc parti à son tour avec une trentaine d’homme, et ferait une halte à
Vivesaigue. Et c’est pour les y accueillir que nos amis son conviés chez lord
Tully. Ils y arrivent sans encombre.
Lorsqu’ils pénètrent dans la grande salle du château de
Vivesaigue, tous entendent une fin de conversation entre lord Hoster Tully et
les hommes du Nord, parmis lesquelles ils reconnaissent Brandon Stark. Rickard
Stark et bel et bien détenu prisonnier à Port-Réal. Le père en geôle, le frère
ainé en voyage sur la route royale, c’est Ned Stark qui s’occupe de Winterfel.
Rien ne semble pouvoir calmer la colère de Brandon et de ses amis (ils sont
sept), Brandon Stark s’écrit « Ils enlevé ma sœur, et fait prisonnier mon
père, cette conduite est impardonnable, inqualifiable ». Mais ce ne sont
pas les seuls à entrer dans un véritable furie, d’après ce qu’ils entendent,
nos amis comprennent que Robert Baratheon est lui aussi furieux et
s’apprêterait à entrer en guerre contre le Roi afin de retrouver sa promise. C’est
alors que le Stark et les hommes du Nord quittent la pièce. Une fois seul à
seul, lord Hister Tully leur explique ses projets. Il voudrait que tous partent
pour Port-Réal pour le représenter au prés du Roi et servir de soutient aux
hommes du Nord. Ils s’en vont donc en qualité de messagers et d’observateurs.
Un dialogue s’engage :
Allister : « Le
risque de guerre serait-il si fort ?
Lord Tully :
« Robert est plus prompt à réfléchir avec sa masse, qu’avec sa
cervelle !
De plus Raeghar a enlevé la
fille Stark, qui lui était promise. »
Allister : « Les
Starks, et les Baratheon sont donc vivement remontés contre la couronne… »
Lord Tully l’interrompt
« : « Les Eryés de Jon Arryn, le Nord des Starks, Accalmie et les
Barathéon ainsi que la Truite de Vivesaigue sont tous près à entrer en
guerre. »
Lord Tully poursuit :
« Vous partirez tous dés demain matin. »
Yorich envoit donc un
corbeau afin de demander au mestre de gérer ses terres en son absence.
Les héritiers Kearney,
Brandon et ses sept compagnons, ainsi que lord Hoster, le Sillure, Edmure et
ses sœurs, dinent tous ensemble. Yorrich un peu saoul s’adresse alors à
Brandon. « Vous êtes ? » répond-t-il intrigué. Un renvoi fut la
seul réponse qu’y échappa de la bouche de Yorrich.
« Mon frère, Yorrich
Kearney » se dépêcha de répondre Allister « sa femme a elle aussi
était enlevé, cela fait plus d’un an, et il ne s’en est toujours pas
remis. »
« Certes, ma sœur elle
aussi a été enlevé » lui répond Brandon Stark.
« Nous vous promettons
de défendre votre honneurs, vos terres et vos homme, ser » lui répond
Yorich, non sans quelques relents d’alcool.
Pendant ce temps Sybile et
Draak jouent ensemble, et fier de sa personne l’écuyer lui montre ses muscles.
Yorrich
Le matin arrive enfin, et Yorrich se réveil avec un mal
de tête terrible, de plus il ne semble pas se souvenir de sa soirée. Toutefois,
il se rappelle d’une chose, la mission que lui a confiée lord Tully. Lui, son
frère, sa sœur, ser Jon, et ser Keith doivent se rendre à Port-Real. 30 hommes
d’armes et septs compagnons accompagnent Brandon Stark, à quoi viennent
s’ajouter 10 hommes de la maison Tully. 5 jours de voyage les séparent de
Port-Real, alors Allister en profite pour faire connaissance avec Brandon
Stark.
Allister : « Qu’attendez-vous
de votre voyage à Port-Real ? »
Brandon : « Je
souhaite que le roi libère mon père, et que le prince me rende ma sœur. »
Allister :
« Pensez-vous que le roi vous libère une réponse favorable, on le dit
fou »
Brandon : « Il en
coûterait »
Allister :
« N’avez-vous pas peur ? »
Brandon : « Je ne reçois
pas d’ordre d’un enfant, je représente Winterfell et le Nord, j’agis comme je
l’entends. »
Tous arrivent à Port-Real,
après un voyage qui se déroule simplement. La ville ne correspond pas à leur
attente, elle n’est en fait qu’un grand ghetto, des cabanes sont construites
devant les murailles. Arrivés à la porte des Dieux, ils sont contrôlés par les
manteaux d’or, Brandon invective leur chef, lord Slint, qui les laisse entrer
dans la ville. Ils sont escortés par d’autres manteaux d’or jusqu’au donjon
rouge. Nos amis remontent la rue Graine qui longe Culpucier et arrivent à la
Colline d’Aegon. Là deux membres de la Garde Royale les y attendent. Les
Kearney et le jeune Frey peuvent entrer dans le donjon. Alors que Ser Keith et
Ser Jon, ainsi que les dix hommes Tully et les trente des Starks sont priés
d’attendre.
Sybile
Sybile
Elle et ses frères, de même que l’écuyer Frey, traversent
à pieds et sans armes le donjon rouge. Sybile ne savait pas si s’était les têtes
de Dragons accrochées aux murs de la salle du trône ou autre chose qui la
rendait mal à l’aise. Elle se sentait comme oppressée. Et à voir les mines
déconfites de ses frères, eux aussi ne se réjouissaient pas de leur première
visite au palais royal. Tous sont conduis aux pieds du trône et face au roi. Celui-ci est entrain
de murmurer des mots inaudibles à sa main. Au côté du roi, dans une armure
blanche, un manteau d’or sur les épaules, se dresse celui qui était encore il y
a un an l’héritier de Lord Tywin Lannister, son fils Jaime.
Yorich, son frère et Sybile s’inclinent devant le roi.
Yorich prend alors la parole
« Votre majesté, nous sommes extrêmement honorés de nous agenouillés face
à vous. Nous sommes venus ici en qualité d’observateur de lord Hoster Tully
mais aussi pour vous adresser un message de sa part : Les Tully, et leurs
bannerets apportent leur soutient à la parole de Brandon Stark. »
Une fois le message donné,
ils sont conviés à attendre à la porte, alors que Brandon Stark entre. Tpoutefois
Sibyle parvient à se glisser et à entendre la conversation entre le roi et
Brandon. Le ton monte et le roi s’écrit « Gardes, saisissez
les ! » Brandon et ses amis sont emmenés vivement par les gardes. Un
garde se dirige vers Sybile et ses frères et s’adresse à eux tous, même au
Frey. « Vous êtes assignés à résidence, et chacun d’entre vous sera
détenus dans un chambre séparément des uns et des autres. »
Keith
Alors qu’ils étaient restés près des chevaux, afin de
paraît à toute éventualité, des manteaux d’or s’avance vers Ser Keith, ser Jon
et les soldats qui les avaiant accompagnés depuis Vivesaigue. Tous sont faits
prisonniers, les hommes de lord Tully, ser Jon et ser Keith sont emmenés dans
des baraquements en bois construits aux portes du donjon. Les hommes starks
sont emmenés séparément et beaucoup plus violemment dans un baraquement
construit en face de celui des Tully. Les baraquements étaient rectangulaires
et en bois, à l’intérieur la pièce principale était elle aussi en bois, ainsi
que la table, les lits superposés. Tout était en bois, sauf la garniture des
lits faite de paille, et les barreaux des fenêtres et de la porte qui eux
étaient faits d’acier. Une fois dans leur nouvelle demeure, ser Keith et ser
Jon se mettent à chanter, mais le chant ne plaisant pas à leur geôlier ceux-ci
sont gentiment priés de se taire. Ser Keith demande alors ce qui leur en
coûterait de ne pas obtempérer et lorsqu’on lui répond qu’ils seraient pendus
par les pieds, ser Keith répond du tac-au-tac « même pas cap ».
Alors, comme convenu, celui-ci est pendu à un gibet pendant une heure.
Lorsqu’on vient le chercher pour le libérer et qu’on lui dit « Bon ta
retenue la leçon », ser Keith ne se retiens plus et crache à la face du
garde. Et une nouvelle fois il est pendu par les pieds, mais cette fois-ci il
pend par les pieds et au dessus des douves. Cela ne l’empêchera pas de chanter,
pendant dix minutes. Et quand on lui demande au bout d’une heure « Il
s’est calmé le bonhomme ? », aucune plainte, aucun cracha ne
s’échappe de la bouche du chevalier à la pucelle.
Sybile
Sybile tente de se glisser entre les barreaux, mais même
si elle ne peut pas grimper, elle peut voir une baie. La nuit se passe
tranquillement, au petit matin, alors qu’elle rêvait de ses terres, et d’une
promenade à cheval dans les près, au bout d’un cours instant le jeune écuyer
Frey lui demandait même si elle voulait l’épouser. Et alors qu’elle allait
donner sa réponse, un manteau d’or la réveillait brusquement et lui demandait
de la suivre. Sur le chemin, elle retrouvait ses frères et le Frey. Tous sont
emmenés dans une sorte d’arène dans des gradins. Au milieu de l’arène un homme
est enchaîné, il s’agit de Rickard Stark. Au dessus de lui pend une marmite
dans laquelle semble avoir était fondu de l’acier. Beaucoup d’hommes de la
cours et de nobles femmes sont conviés dans les gradins. Mais aucun ne semble
s’étonner de la scène qui s’offre à leurs yeux. Tous ont le visage serré.
Le roi arrive et demande à ce qu’on amène Brandon et ses
compagnons, Brandon doit monter sur le promontoire. A côté de celui-ci se
trouvent sept jarres assez grandes pour pouvoir contenir un homme. Viennent
ensuite des hommes vêtus de robes rouges. Les prisonniers eurent beau se
débattre tous furent forcés d’entrer dans des jarres auxquelles les hommes en
rouge mirent le feu. Ne restaient plus alors que Brandon et son père. Tous deux
étaient reliés à la même marmite par une chaîne, le premier qui lâcherait serait
donc couvert d’acier fondu. Le roi ordonna qu’on mette le feu aux vêtements de
Brandon. Luttant contre le feu, la marmite était prête à lui tomber dessus. Le
roi pris la parole et lui dit que s’il lâchait la chaîne il aurait la vie
sauve. Mais Brandon ne parvenait pas à se résoudre à être l’assassin de son
père. Une odeur de cochon brûlait commençait à se rependre dans la salle du
donjon. C’est alors que Rickard Stark ne fut plus qu’un cri et que douleur, la
marmite lui était tombée dessus et il devait être mort. Brandon s’écroula à son
tour. Tous étaient morts, et avait péris par le feu, l’éternel champion de la
maison Tragarryen.
Après ce triste spectacle, Sybile et ses
frères étaient reconduis à leur chambre, puis on revient les chercher pour les
présenter non au roi mais à sa Main. En qualité de messager de lord Tully, ils
étaient tenus de lui porter une missive. Lord Tully était obligé de venir se
présenter au roi pour renouveler son allégeance. Ils pouvaient rentrer chez
eux, à la seule condition de s’acquitter de cette mission.
Jon
Le matin, lui est les prisonniers du baraquement avaient
pu voir qu’on était entrain d’installer un bucher, un grand bucher, assez grand
pour faire brûler simultanément trente personnes. Très vite ils en avaient déduis
que les hommes de Brandon Stark allez périr par les flammes. Très vite, ils en
eurent tous la confirmation. Et bien qu’en fermant les yeux ils leur étaient
facile de ne pas les voir brûler vif. Il leur était plus difficile de ne pas
les entendre hurler de douleur, même si on se bouchait les oreilles les cris
leur parvenait aux oreilles. Et si on se boucher les oreilles, on ne pouvait
pas ne pas sentir l’odeur horribles de cochons brûlés. Après cette triste
cérémonie, ils furent tous libérer. Et ils retrouvèrent les Kearney et le jeune
Frey. Tous pouvaient regagner Vivesaigue, tous voulaient quitter Port-Real au
plus vite, tous se promettaient de ne plus y revenir de si tôt.
Yorich
En route vers Vivesaigue, ils croisèrent plusieurs hommes
d’armes, surement des bannerets Targaryen. Pousser par leur souvenir du Donjon
Rouge, ils rentrèrent en trois jours à Vivesaigue. Une fois descendu de cheval,
il demanda un entretient avec Lord Tully pendant lequel il lui expliqua leur
mauvaise aventure et le sort réservé aux Starks. Lord Tully expliqua à son tour
la situation, une vive agitation régnait dans tous le royaume, chacun
mobilisant ses troupes et s’apprêtant à prêter serment aux Starks, aux
Baratheon, ou aux Targarayen, une révolte grondait, le royaume allait
connaître la guerre, de nouveau. Lord Tully allait envoyer une lettre à Ned
Stark nouveau Lord Stark, maître de Winterfell et gouverneur du Nord. Dans
celle-ci il allait lui demander ce qu’il comptait faire, aucun n’ignorait pas
qu’il était proche de Robert Barathéon. Alors qu’un corbeau partait pour le
Nord un autre volait vers les Eryé afin de savoir quelle position allait
prendre Jon Arryn, ancien précepteur de Ned Stark et de Robert Baratheon. Lord
Tully préférait que les Kearneay mobilisent leur propres troupes, afin de
préparer tout le monde au combat, peu importe le camp dans lequel ils allaient
tous se retrouver. Les Kearney parvinrent à mobiliser 480 personnes, dont 440
sur leurs terres, leurs bannerets leur envoyant le reste. Une fois les hommes
mobilisés, lord Tully ordonnait au Kearney ne marcher vers le sud pour contrer
la venue de soldats des Dannett. Ser Jon envoya des hommes en éclaireurs.
Tous faisaient route vers le
sud, mais Ser Keith et dix hommes manquaient à l’appel. Il avait été vu entrain
d’envoyer plusieurs corbeaux, et au petit matin il avait pris avec 10 hommes la
route royale… vers Port-Real.
Les hommes furent cacher dans les bois, des pièges furent
mis en place pour briser les jambes de chevaux, des trous furent creuser, ainsi
que des tranchées. Alors qu’elle était embusquée en pleine forêt, l’avant-garde
dût battre en retraite. Les hommes des Dannett n’avaient pas mordu à l’ameçon.
Mais un de leur soldat avançait pour demander des pourparlers. Une petite
délégation Kearnay sortait des bois. Les conditions de leurs ennemis
héréditaires étaient claires, ils réclamaient une reddition complète, la sœur
de Yorich considérait comme otage auprès de la maison Danett. Lui, devait
déposer les armes, et prêter serment de ne plus jamais lever les armes contre
le roi. Mais Yorich n’avait pas peur de
dire à l’estafette « Allez donc dire à votre maître que s’il ne vient pas
en personne, nous ne pouvons craindre un tel affront ».
C’est alors qu’au loin, vers
le nord, le bruit d’une corne retentissait. Sortant du brouillard, une bannière
Frey s’élevait fièrement.
Alors que ses compagnons se
préparaient à lever les troupes, Ser Keith s’affairait à envoyer des corbeaux.
Le premier qui l’envoya fut adressait à son père à Peyredragon. Il lui
demandait ce qu’il devait adopter comme attitude, étant fils de Targaryen, au
service des Kearney et chef de leur garde. Or le royaume était en proie à une
certaine agitation, les Tully s’apprêtaient à rompre leur serment de fidélité
au roi, serment que les Kearney allaient peut-être briser du fait de leur
vassalité. Pour son père, le lien le plus important était le lien du sang. Bien
qu’étant bâtard, Ser Keith devait faire route pour Port-Real et prêter serment
à son grand-oncle. Bien entendu cet élan de fidélité lui serait remercié
généreusement en l’ôtant de la souillure de sa bâtardise.
Pourtant, il ne
pouvait se résoudre à trahir ceux qu’il avait toujours fidèlement servit. Et il
se remémorait le serment qu’il avait fait au père de Yorrick. Alors, en toute
discrétion, il communiqua à celui-ci le message transmis par son père. Yorrick
confia alors à ser Keith une mission délicate, celle de partir à Port-Real,
afin de savoir ce que le roi fol souhaitait faire, pouvoir anticiper les
opérations targaryennes et leurs mouvements de troupes.
De ce fait Ser Keith envoya à son père un message à son père indiquant qu’il quittait les Kearney et qu’il se plaçait du côté de son grand-oncle. Puis il envoyait un message à Port-Réal afin d’informer Mestre Pycelle qu’il prenait le chemin de la capitale afin de s’agenouiller devant le roi et de lui jurer fidélité. Et enfin il informait Yorrick qu’il prenait en charge le déroulement de cette mission, ce dernier lui confiant 10 hommes afin de partir et de voyager à la fois discrètement et en toute sécurité.
De ce fait Ser Keith envoya à son père un message à son père indiquant qu’il quittait les Kearney et qu’il se plaçait du côté de son grand-oncle. Puis il envoyait un message à Port-Réal afin d’informer Mestre Pycelle qu’il prenait le chemin de la capitale afin de s’agenouiller devant le roi et de lui jurer fidélité. Et enfin il informait Yorrick qu’il prenait en charge le déroulement de cette mission, ce dernier lui confiant 10 hommes afin de partir et de voyager à la fois discrètement et en toute sécurité.
Pour autant, ser Keith ne pouvait
oublier ce que lui avait coûté son dernier voyage à la capitale. Non seulement
il avait bien failli finir pendu par les pieds, mais il aurait très bien pu
brûler tout comme l’avaient été les hommes du Nord. De plus l’odeur du bûcher
géant dressé devant le donjon-rouge lui hantait parfois les narines. De même
que les cris des pauvres suppliciés le réveillaient souvent en pleine nuit.
Mais bien plus que cela, c’étaient les mèches rouges qui étaient apparues sur
ses tempes, qui chaque jour lui remémoraient son voyage.
Il savait aussi qu’il avait toujours était traité comme un bâtard. A commencer par l’île berceau de sa prétendue famille, par la ville qui l’avait vue naître et par son père. Sa naissance était pour tous un crime, alors qu’en fait de crime, à bien y réfléchir, le seul crime commit le fut par ce père qui n’avait pas réussi à tenir ses ardeurs. Cette île l’avait chassée alors qu’il n’avait que 11 ans, son père ne s’y était pas même opposé, et il n’avait pas semblé regretter sa présence. Et aujourd’hui il lui demandait d’honorer des liens du sang qu’on lui avait toujours refusés de reconnaître.
Des Kearney, le seul à avoir prétendu prêter un quelconque intérêt fut le père de Yorrick, qui l’avait trouvé sur les routes et l’avait élevé au titre de ser et en avait fait son épée lige. Yorrick lui-même l’avait appelé bâtard, comme ci cela pouvait l’atteindre, comme-ci cela pouvait être une insulte, plus forte encore que le dédain que portait sur lui tous ces regards.
Où pouvait être son honneur, à qui pouvait-il jurer fidélité, un père absent, à ces Kearney qui s’étaient toujours moquaient de lui ? Il n’en savait rien. Il prit toute une nuit et une matinée à y réfléchir. Il alla au septuaire prier les sept de veiller sur lui, de lui donner la force, le courage, et de guider ses pas. Et de protéger les Kearney d’un nouveau coup funeste du sort. Il ne pouvait se résoudre à pouvoir un jour se battre contre Yorrick, ou même son frère, et encore même contre cette pauvre Sybile. Alors, il se rappela la vue des hommes du Nord entrain de brûler. Et il se demanda si sa loyauté ne se trouvait pas là, envers les Kearney, les hommes du Nord, Eddard Stark, Jon Arryn, Lord Tully. Il se souvint que Robert Baratheon était ami avec Eddard Stark, pupille de Jon Arryn, et toujours promis à la sœur de Lord Stark. Alors il prit sa décision, il boucla ses quelques bagages, et fit promptement ses adieux à Lord Yorrick. Le lendemain, il fit mine de suivre la route de Port-Real.
Mais dans son esprit, il était clair qu’il irait vers Accalmie prêter serment à Robert Baratheon, et espérait au plus profond de son cœur que jamais Stark, Arryn, Tully et Baratheon ne se feraient la guerre.
Il savait aussi qu’il avait toujours était traité comme un bâtard. A commencer par l’île berceau de sa prétendue famille, par la ville qui l’avait vue naître et par son père. Sa naissance était pour tous un crime, alors qu’en fait de crime, à bien y réfléchir, le seul crime commit le fut par ce père qui n’avait pas réussi à tenir ses ardeurs. Cette île l’avait chassée alors qu’il n’avait que 11 ans, son père ne s’y était pas même opposé, et il n’avait pas semblé regretter sa présence. Et aujourd’hui il lui demandait d’honorer des liens du sang qu’on lui avait toujours refusés de reconnaître.
Des Kearney, le seul à avoir prétendu prêter un quelconque intérêt fut le père de Yorrick, qui l’avait trouvé sur les routes et l’avait élevé au titre de ser et en avait fait son épée lige. Yorrick lui-même l’avait appelé bâtard, comme ci cela pouvait l’atteindre, comme-ci cela pouvait être une insulte, plus forte encore que le dédain que portait sur lui tous ces regards.
Où pouvait être son honneur, à qui pouvait-il jurer fidélité, un père absent, à ces Kearney qui s’étaient toujours moquaient de lui ? Il n’en savait rien. Il prit toute une nuit et une matinée à y réfléchir. Il alla au septuaire prier les sept de veiller sur lui, de lui donner la force, le courage, et de guider ses pas. Et de protéger les Kearney d’un nouveau coup funeste du sort. Il ne pouvait se résoudre à pouvoir un jour se battre contre Yorrick, ou même son frère, et encore même contre cette pauvre Sybile. Alors, il se rappela la vue des hommes du Nord entrain de brûler. Et il se demanda si sa loyauté ne se trouvait pas là, envers les Kearney, les hommes du Nord, Eddard Stark, Jon Arryn, Lord Tully. Il se souvint que Robert Baratheon était ami avec Eddard Stark, pupille de Jon Arryn, et toujours promis à la sœur de Lord Stark. Alors il prit sa décision, il boucla ses quelques bagages, et fit promptement ses adieux à Lord Yorrick. Le lendemain, il fit mine de suivre la route de Port-Real.
Mais dans son esprit, il était clair qu’il irait vers Accalmie prêter serment à Robert Baratheon, et espérait au plus profond de son cœur que jamais Stark, Arryn, Tully et Baratheon ne se feraient la guerre.
Se doutant que des hommes des
targaryens devaient surveiller la route royale, il ne la rejoignit pas. Il
préféra passer par des sentiers afin de contourner le plus possible Harrenhal,
Port-Real et quelques autres grands bourgs. Il fit route vers Pierremoûtier,
traversa la Nera, emprunta brièvement la Route d’Or, atteignit celle de la
Rose, coupa vers le Bois-du-Roi, et enfin atteignit Accalmie. Là-bas, il ne sût
ce qui l’impressionna le plus, le château, où la stature de Lord Baratheon. Il
cru qu’il allait être trucidé sur place et se demanda s’il n’aurait pas mieux
fait de rester chez lui quand des hommes de gardes le prirent à nouveau pour Rhaegar.
Heureusement, la bannière blanche, son pourpoint sur lequel figurait ses
armoiries à la vierge, ne purent difficilement être confondues avec Rhaegar.
Robert lui-même hésita un instant. Lorsque celui-ci empoigna son marteau de
guerre, Keith cru que sa tête allait être définitivement détachée de son corps.
Mais quand il posa plus attentivement son regard sur lui, il vu ses tempes,
puis poussa un rire fort et tonitruant, laissant tomber sa masse au sol. Keith
se présenta brièvement, expliqua qu’il était un bâtard, qu’il avait été chassé
de Peyredragon par les habitants de cette île pour un crime sordide qu’il
n’avait pas commis, que son père ne s’y était pas opposé. Et depuis 10 ans il
était aux services des Kearney, banneret des Tully. Que lui-même avait été là
le jour où les starks avaient brûlés à Port-Real, que son propre grand-oncle
avait failli le tuer, et qu’il avait bien failli être pendu par les pieds. De
ce fait, il ne se reconnaissait pas Targaryen, il était un fils de la Rivière.
Alors il plia le genou, s’appuya sur son épée et solennellement lui dit qu’il
était près à prêter serment à Lord Baratheon, et qu’au nom des Kearney il lui
demandait qu’elles étaient ses intentions face aux exactions des Targaryens,
père et fils.
Robert lui fit signe de se relever, le remercia de son serment, de lui prêter son épée et ses quelques hommes. Il reconnaissait que Rhaegar et le roi fol l’avaient tous deux courroucé et mis dans une colère noire. Lui-même s’apprêtait à lever son armée. Il ne voulait certainement pas en venir aux armes avec les hommes du Nord, du Val, ou de Vivesaigues. Bien au contraire, s’adjurer le conflant lui faciliterait la tâche. Et à ce titre il allait lui remettre le commandement de 300 vétérans, afin d’abattre les quelques oppositions que rencontrait lord Tully. Mais bien évidemment, un serment pouvait se rompre, et lord Baratheon préférait qu’un fidèle à lui surveille, seconde et observe ser Keith. Ser Keith tomba des nues, il ne s’attendait pas à un tel accueille, s’il n’était pas entrain de rêver. C’était bien réel, le simple chevalier errant, le bâtard, lui allait avoir le commandement de 300 hommes. C’était inattendu, inespéré… Indubitablement, il avait bien fait de ne pas aller à Port-Real, il lui fallait reprendre la route, il allait falloir se battre, mais la cause était juste. Il s’inquiétait pour Yorrick, son frère et Sybile, pour Ser Jon aussi, quand il les avait vu pour la dernière fois, ils s’apprêtaient à livrer une bataille contre leur ennemi jurés les Dannett. Il fallait qu’il se dépêche de rentrer dans les conflants, peut-être étaient-ils en danger ?
Robert lui fit signe de se relever, le remercia de son serment, de lui prêter son épée et ses quelques hommes. Il reconnaissait que Rhaegar et le roi fol l’avaient tous deux courroucé et mis dans une colère noire. Lui-même s’apprêtait à lever son armée. Il ne voulait certainement pas en venir aux armes avec les hommes du Nord, du Val, ou de Vivesaigues. Bien au contraire, s’adjurer le conflant lui faciliterait la tâche. Et à ce titre il allait lui remettre le commandement de 300 vétérans, afin d’abattre les quelques oppositions que rencontrait lord Tully. Mais bien évidemment, un serment pouvait se rompre, et lord Baratheon préférait qu’un fidèle à lui surveille, seconde et observe ser Keith. Ser Keith tomba des nues, il ne s’attendait pas à un tel accueille, s’il n’était pas entrain de rêver. C’était bien réel, le simple chevalier errant, le bâtard, lui allait avoir le commandement de 300 hommes. C’était inattendu, inespéré… Indubitablement, il avait bien fait de ne pas aller à Port-Real, il lui fallait reprendre la route, il allait falloir se battre, mais la cause était juste. Il s’inquiétait pour Yorrick, son frère et Sybile, pour Ser Jon aussi, quand il les avait vu pour la dernière fois, ils s’apprêtaient à livrer une bataille contre leur ennemi jurés les Dannett. Il fallait qu’il se dépêche de rentrer dans les conflants, peut-être étaient-ils en danger ?
Dernier scénario :
Yorrick
Il
avait dit « Non », il ne négocierait pas avec les Dannett. Jamais il
ne le ferait, eux les ennemis jurés de sa famille depuis des temps immémoriaux.
Encore moins lorsque ceux-ci avaient l’infâme culot de venir demander
restitution des terres des Mannings. Eux qui, par ailleurs, n’avaient pas
tergiversé pour prendre possession de terres qui ne leur appartenaient pas.
Leurs terres, lui les avait gagné à la loyale, grâce à un duel judiciaire
devant les Dieux et les hommes. Demander de les leurs rendre s’était bafouer le
jugement divin.
Il
avait répondu non, et maintenant il s’apprêtait à la bataille. La nuit était
belle, mais elle n’allait pas être de tout repos pour lui. Son père lui avait
bien appris à mener les hommes, les règles de stratégie militaire. Mais il
était différent de commander des hommes sur une maquette, et de le faire sur un
champ de bataille, un vrai. Son frère était là pour le soutenir, mais il
n’avait pas plus d’expérience qui lui. Quant au jeune Draak, il était encore
frais. Mais tel était son devoir. La nuit tombait sur le campement, et il se
demandait s’il allé enfin réussir à dormir quand un nouveau messager lui était
annoncé. Un messager portant les armoiries Dannett sur son pourpoint entra dans
sa tente et lui tendit un bout de parchemin. Sur ce dernier était écrit une
formule sibylline « Rendez-vous, et
votre femme vous sera rendu ».
- Quelle
est votre réponse sir ?
- Retourne
devant ton maître et dit lui ceci… Non !
Le messager quittait à peine
la tente que Yorrick s’apercevait que le soleil se levé déjà et que les
trompettes sonnaient l’ordre de bataille en face de son campement. Le moment de
vérité arrivait.
Allister
Allister fit seller son cheval et prit la tête de la
cavalerie, à ses côtés se trouvaient Draak et Ser Jon. La cavalerie, appuyée
sur sa droite par des paysans et sur sa gauche par une troupe d’infanterie, allait
se porter sur le flanc droit du champ de bataille. Le centre allait être
occupait par deux troupes d’infanterie, une d’archers, Yorrick et sa garde
d’honneur. Le flanc gauche était lui laissé vide puisque s’y trouvait une
rivière, une colline. Au centre rien si ce n’est quelques buissons. Au bout du
champ de bataille sur le flanc droit se trouvait une forêt.
Un rapide coup d’œil et Allister compris l’ampleur de la
situation, les Dannett était bien plus nombreux. Au total de leurs forces, ils
pouvaient déplacer sur le terrain, trois compagnies de cavalerie, deux
d’archers, deux d’infanterie régulière, une garde d’honneur, et enfin une
compagnie de pillards (à en juger par leur accoutrement hétéroclites). Plein de
courage il avançait, bien entouré de ses hommes, vers un sort funeste tant la
situation était déséquilibrée. Rapidement il fit la jonction avec les troupes
de son frère. Les lanciers prirent position sur les collines, les archers se
mirent derrière elles, le corps d’élite se mit à l’abri derrière les buissons,
et les pillards protégeaient l’aile droite de la cavalerie. Les cavaliers des
Dannett chargèrent et engagèrent les troupes sur les collines, leur infanterie
se protégea derrière eux, et les archers commencèrent à bander leurs arcs,
couvrant une charge des pillards. Allister
voyant se mouvement ordonna une contre-charge des paysans, à laquelle prit par
la cavalerie. La cavalerie fonça droit sur eux, les pillards tombaient sous les
sabots de son cheval, mais pour autant qu’il puisse le constater, aucun ne
voulait prendre la fuite, et lui ses hommes durent les abattre jusqu’au
dernier. Allister voulut faire mouvement vers les archers ennemis, mais il eut
du mal à se faire entendre de ses hommes, ceux-ci n’obéirent qu’à contrecœur au
jeune officier.
Pendant ce temps, les troupes sous le commandement de
Yorrick subissaient l’assaut de la majeure partie des troupes des Dannett, et
malgré tous leurs efforts ils ne pouvaient infliger que de faibles pertes à cet
ennemi assurément plus nombreux, et plus expérimenté. Mais, ils étaient hardis
au combat et rendaient coup pour coup à l’ennemi, les archers tirés sur la
cavalerie, des fantassins retenaient sa charge. L’infanterie, le corps d’élite
et Yorrick lui-même était au cœur du champ de bataille contre le gros des
troupes Dannett. Pourtant les Dannett pressaient vraiment les Kearney, et
bientôt la cavalerie ennemie vint à bout des quelques fantassins et put faire
mouvement vers les archers. Yorrick était encerclé, il ne voyait plus autour de
lui que des épées qui tombaient sur des corps bientôt sans vie, des chevaux
dont les sabots martelés de pauvres soldats en armures. Il commencé à se
demander s’il allait revoir le soleil se lever sur la plaine, l’eau couler dans
les ruisseaux. Mais il devait parer, frapper, parer, frapper, survivre en
prenant la vie de pauvres bougres qui portaient ces horribles armoiries
Dannett. Il avait dit non, il ne se rendrait pas, jamais. Frapper, frapper…
Pendant
que les archers réussissaient à se désengager puis à décocher des flêches pour
couvrir une charge, des soldats Dannett chargèrent les hommes d’Allister. La
situation devint très difficile pour lui, il avait du mal à se faire comprendre
des hommes, l’ennemi pressait de toute part, malgré les renforts de paysans. Sous
les assauts répétés la situation devenait de plus en plus critique. Même s’il
arrivait à se désengager pour charger les Dannett, avec l’aide de son
infanterie, l’ennemi arrivait à renverser la situation à son avantage. Bientôt
Allister vit Draak tomber sous l’assaut de l’ennemi, puis se fut le tour de Son
Jon. Tout autour de lui n’était que chaos, désolation, ses hommes mourraient
les uns après les autres. Bientôt ce fut à son tour d’être mis au sol, et il
cru son heure arrivait. Mais, alors que la lame d’un soldat allait s’abattre
sur lui, celui-ci fut arrêté par son lieutenant qui fit d’Allister son
prisonnier. A croire que la destiné de celui-ci était de demeurer captif.
Trop occupait par les combats Yorricks n’avait pas vu son
frère tomber, mais même si ses archers avaient éliminés une troupe entière de
cavaliers, les Dannett demeuraient plus nombreux. La situation devenait de plus
en plus critique pour lui et ses hommes. Sur l’ensemble du champ de bataille,
les Kearney étaient mis en déroute. Le cri des blessés, la vue des cadavres,
l’odeur du sang, et les assauts conjugués des ennemis vinrent à bout de sa rage
de vaincre, et il finit par se décider à sonner la retraite. La bataille avait
durée cinq heures. A l’appel de la retraite, ne restaient debout que quelques
gardes de Yorrick et un peloton d’infanterie. Sa première bataille n’était
qu’une défaite cuisante. Yorrick regagnait son campement abasourdi, agar,
éreinté.
Yorrick
Très
vite un nouveau messager arrivait dans sa tente, un messager allié pour une
fois. Celui-ci lui apportait les premières bonnes nouvelles de la journée. De
son côté ser Edmure avait remportait une grande victoire, et malgré la défaite
des Kearney, les Tully et leurs vassaux avaient gagné une bataille. A peine le
messager était-il parti, qu’un deuxième était annoncé. De nouveau les Dannett
lui envoyaient un message, « Si vous
rendez aux Mannings leurs terres, que vous leur avez injustement dérobées.
Alors nous consentirons, par notre grande bonté, à vous rendre votre frère
cadet, et votre épouse bien aimée ».
- Que
dois-je portais comme réponse à mon maître mon seigneur ?
- Jamais
je ne plierais le genou devant un Dannett. Déchirant le message, il poursuivit.
Rapportes les restes de ce torchon, et dit à ton seigneur et maître, une bonne
fois pour toute, que ma réponse est « NON !!!
Jamais !! » Hurla-t-il enfin.
La
nuit tombait sur le campement, et Yorrick dormit très vite ce soir là. Mais son
sommeil fut vit interrompu, son écuyer le réveilla parce qu’un énième messager
demandait audience. La langue pâteuse, le regard embrumé, Yorrick se demandait
lequel des Sept pouvait lui en vouloir à ce point pour lui envoyer un messager
dès qu’il pouvait se reposer. Et plus encore, de qui celui-ci était-il
l’envoyait ? « …, Frey », qu’avait-il entendu ? « Ser,
un messager Frey demande audience. Est-ce que je le fais entrer ? »
Oui, bien sûre, qu’il entre, il dormira une autre fois. Il se rhabilla des
mêmes vêtements qu’il avait mit la veille, se passa la tête sous l’eau, et
s’assis à ce qui devait être son bureau de commandement. Le messager entra, sur
son pourpoint se trouvaient les tours jumelles, un Frey. Que pouvait bien lui
vouloir lord Walder ?
- Hostin
Frey, pour vous servir. Mon maître, Lord Walder, me fait porter ce message.
Il
lui tendit un bout de parchemin, ce qu’il lit le fit sourire, ces problèmes
s’enchaînaient. Mais là, il pouvait entrevoir la fin du commencement de ses
problèmes. Nous, Lord Walder Frey,
Seigneur et Maître des Jumeaux, avons appris dans quelle dramatique situation
se trouvait le jeune vassal de notre bien aimé Suzerain. En temps que vassaux
du même suzerain un lien informel de fidélité nous relient tout deux. Mais Les
Frey consentiront à former une alliance avec les Kearney, et à vous venir en
aide, qu’à une seule condition. Si nos deux familles s’unissent, si le jeune
Draak épouse votre sœur Sybille. Alors nous épouseront aussi vos problèmes, et
des solutions ne tarderont pas à y être apportées.
- Quelle
est votre réponse ?
- Oui.
Dit Yorrick après un long silence. Nos deux familles s’uniront, ma sœur
deviendra une Frey. Dites lui que ma sœur deviendra la promise, la fiancée du
jeune Draak.
Hostin
Frey repartis avec la première réponse positive de Lord Kearney. Yorrick
retourna s’assoir et pu goûter un peu de repos. Mais, comme à chaque fois, ce
repos fut vit interrompu. De nouveaux des trompettes sonnaient de toutes parts.
En hâte, il faisait seller son cheval et partait au devant du camp. Alors il
vit s’élever une épaisse fumée, le camp ennemi était la proie des flammes. Les
Frey avaient attaqués, à peine la réponse de Yorrick connue. Ils avaient
attaqués et réduit en cendres le campement rival. Les Dannett fuyaient en tout
sens, les restes du campement étaient vides. Il n’y avait aucun signe de son
jeune frère. De nouveau Hostin Frey venait à la rencontre de Yorrick. Il lui
apprit alors qu’Allister avait était emmené sous escortes aux Jumeaux, non en
temps que prisonnier, mais comme gage de la bonne volonté de Lord Kearney.
Sybille
Sybille était à l’abri dans le château, attendant avec
impatience des nouvelles de ses deux frères. Elle n’avait pas pu suivre le
déroulement de la bataille, autrement que part les va et viens des corbeaux et
était resté dans la roukerie pendant toute la durée des combats. Une fois venu
la nuit, elle avait accueillie avec tristesse l’annonce de la défaite de ses
deux frères, heureusement aucun n’était mort. Et le lendemain un messager était
venu la chercher pour la conduire au près de Yorrick. La manière dont il
l’accueillie ne lui était que trop familière c’était celle dont se frère se
revêtait pour annoncer les mauvaises nouvelles. Il lui apprit sans détour
qu’elle était allait devenir la promise de Draak et que de ce fait elle devait
prendre la route avec son futur époux et ses deux frères pour les Jumeaux à fin
d’unir les deux familles. Cette annonce de son futur mariage n’était pas pour
elle une mauvaise nouvelle. Elle aimait Draak, depuis son plus jeune âge ils
avaient passé de longues heures ensemble. En outre, elle avait très tôt compris
que celui-ci lui faisait la cours ; il faut dire que ses manières étaient
plutôt grossières, ou plutôt qu’il était claire qu’il essayait de la charmer
par tous les moyens. Mais elle avait pris cela comme un jeu, et au fur et à mesure
elle avait finis par éprouver une profonde affection pour ce jeune homme. La
seule chose qu’elle n’apprécié guère c’est qu’on ne lui laissait pas le choix
dans une prise de décision qui allait affectée le cours de toute sa vie. Mais
la mine déconfite de son frère lui montrait que celui-ci ne savait pas comment
lui annoncer la nouvelle, et qu’il éprouvé un profond malaise à dire à sa sœur
qui elle devait épouser. Ce qui était pour elle une nouvelle preuve d’amour.
A peine avait-elle le temps de se remettre de cette
émotion qu’un homme de son frère entrait en trombe dans la tente de son frère,
et criait «Mes sirs, des hommes en
armes, 300 épées approchent !!».
- Arrêtait
donc de crier, et décrivait moi plutôt leur bannière avant de vous époumonait.
Une fois fait cela, revenait ici et j’aviserais si nous devons nous inquiéter
ou nous réjouir de cette nouvelle, qui n’est pour l’instant qu’une donnée à
traîter.
Sybile ne reconnaissait pas
son frère, il était passé en l’espace d’un instant du jeune frère qu’elle avait
toujours connus, à celui de meneur d’hommes. A la lumière du petit matin, elle
s’apercevait que son frère était devenu un Lord.
Ser
Keith
Ser
Keith était à la tête de 300 hommes, lui l’éternel bâtard. Il était assez fier
de retrouver ses amis, il aurait voulu arrivé plus tôt afin de porter un coup
décisif à ceux qui avaient été pendant toute son enfance ces ennemis. Mais le
destin en avait décidé autrement, et il arrivé en retard pour la bataille. A
ses côtés avançaient les armoiries de la maison Baratheon. Ceux sont celles-ci
que vit le jeune écuyer de Yorrick qui alla annonçait à son maître que des
hommes de la maison Baratheon marchaient vers eux. Biensûr Ser Keith eut des
comptes à rendre à celui qui avait été son frère d’armes pendant leur enfance. Il
raconta la vérité. Au lieu de marcher vers une mort certaine, d’effectuer une
mission qui avait toutes les chances d’échouer. Il avait préféré faire route
vers Accalmie et rencontrer Robert Baratheon, qui lui avait fait forte
impression. Il s’était mis à son service, et Robert lui avait prêter 300 hommes
pour pacifier la région et s’assurer que lord Tully et ses vassaux allaient lui
prêter main forte dans sa tentative de révolution.
Yorrick ne fut pas ravis d’apprendre
qu’un de ses meilleurs hommes quitté son service. Mais cette nouvelle était à
moitié compensée par le fait qu’il restait un allié, et les 300 hommes dont ils
disposaient allé se montrer utile pour faire la chasse aux quelques Danett qui
restaient encore dans les parages. D’ailleurs à peine avait-il eu le temps de
se reposer que Ser Waters se remettait en route avec ses hommes et Allister,
accompagnaient d’Austin Frey et de 1000 hommes. Ils arrivèrent au château des
Danett, mais ils ne remarquèrent pas tout de suite que sur ses tours ne flottaient
plus leurs armes. Ils entrèrent dans la forteresse et s’aperçurent avec
surprise que celui-ci avait été vidé de ses hommes, mais aussi de vivres,
d’animaux. Plus rien, ni personnes, n’y résidaient. Les Frey en profitèrent
pour prendre possession du château et y hissèrent leur étendard. Ser Waters
fouilla les environs, le village et le port, à la recherche de Ser Danett, mais
nulle part il n’y avait de traces des hommes et de leur maître.
Un
peu déçus, Allister, Ser Waters et leurs armes rentrèrent dans leur campement.
Une fois arrivé au campement Allister reprenait la route pour rejoindre sa
fratrie aux Jumeaux. Ser Waters lui restait dans la région, bien décidé à
dénicher ses vauriens de Danett.
Draak
Il était heureux, pour la première fois de sa vie il
était heureux. Il avait enfin réussi à obtenir la main de la femme de ses
rêves. Et il était bien heureux de la prendre à ser Kearney. Au bien sûr il
savait que cela ne plaisait guère à la branche Frey de sa famille, à quoi bon
s’unir à une petite famille de châtelain dans leur genre. Lui il voyait
l’intérêt, elle était belle, elle était ravissante. Draak possédait la charge
d’un domaine, mais à terme si les Kearney n’avait aucun héritier – ce qui en temps
de guerre s’arrange très facilement – il en serait légataire au profit de ses
fils. Et il voyait déjà sa descendance détrôner la branche principale des Frey.
Mais pour l’instant il se réjouissait de revoir sa promise, de déclarer ses
vœux, de devenir un homme.
Lord Walder accueillie les Kearney et l’aîné de ceux-ci
avec le respect que l’on doit en Westeros à un hôte. Une fois les banalités
d’usages effectués, on passa au vif du sujet. Allister fut libéré, Sybile et
Draak échangèrent des vœux comme autant de promesses d’un avenir radieux.
Yorrick fût surpris d’apprendre que le jeune Draak possédait déjà un domaine à
son âge, il le fût moins d’apprendre que son futur beau-frère allait devenir
son écuyer. Mais voir la figure de celui-ci se décomposer au fur et à mesure
que lord Walder prononcer les mots « Draak sera votre écuyer », un
petite sourire se dessina sur son visage. Les mots que ce dernier devait
prononcer restèrent un moment dans sa gorge, il avait beau vouloir devenir son
beau-frère, devenir son écuyer était autre chose, cela était beaucoup trop pour
lui. Cela le ramenait à sa condition de simple héritier de la seconde branche.
Mais le jeu en valait la chandelle. Il se mettait au service de Yorrick,
jusqu’à ce que lui et Sybille s’unissent. Il était le plus heureux des hommes.
Yorrick
En rentrant à son domaine, Yorrick décida que lui et sa
suite devait s’arrêter à Vivesaigue. Là-bas en l’absence de lord Hoster qui
était malade, de son fils Edmure partie guerroyer, se fut Le Silure qui les
accueillit en tant que régent. Il leur apprit que les Dannett faisaient route
vers Port-Royal. Et surtout, il voulait que les Kearney, bien aidés par Draak,
parviennent à convaincre les Frey à prendre part dans le conflit. Yorrick se
préparait à lever une nouvelle armée, bien que sa dernière bataille ait coûté
la vie à beaucoup de ses hommes. Ser Water viens à lui pour lui apprendre qu’il
avait mené la chasse aux Dannett, qu’ils en avaient tué une partie mais que
l’autre avait réussi à fuir vers Port-Royal. Naturellement pour préparer la
prochaine bataille, lui et ses hommes allaient se joindre à eux dans la
bataille.
Bien vite des nouvelles du front arrivèrent à Yorrick.
Lord Baratheon avait infligeait une cuisante défaite sur les forces du roi Fol.
Une nouvelle bataille se préparait aux portes de Port-Royal. Alors qu’il
prenait son petit déjeuner en écoutant les nouvelles du matin. Draak lui
faisait la cours à sa dame, d’une manière étrange il est vrai. En la regardant
il lui déclara : « Ma mie, plus le temps passe et plus vous devenez
belle. Je dois m’efforcer d’en faire autant, il est vrai que je viens de loin.
Et je ne voudrais pas que vous ayez à rougir de me voir à votre bras lorsque
nous danserons le jour de notre mariage. Bien que d’avoir un tel monstre comme
cavalier, ne vous rendrez que trop belle en comparaison. Toutefois, vous ne
pouvez que constater que mon entraînement commence à faire effet. Tâtez et
admirez combien je me suis musclé ces derniers temps. »
Quelques jours plus tard leur arriva une nouvelle des
plus bouleversantes. Rhaegar avait été tué au Trident par Robert Baratheon en
personne, qui avait entre autre démontré ses facultés de guerrier au combat. Et
Aerys II le Fol, avait quant à lui été trahi par Ser Jaime Lannister, qui avait
pourtant juré de le protéger en entrant dans la garde royal ; aussitôt il
avait été surnommé le régicide. Il n’y avait plus aucun Targaryen vivant en
Westeros, et lord Baratheon pouvait donc prétendre devenir le nouveau roi et
instauré une nouvelle monarchie.
Ser
Waters
Keith ne fût pas ravi d’apprendre ces nouvelles, ne plus
avoir de Targaryen vivant en Westeros signifiait que son père et sa famille
étaient morts. Certes son père ne lui avait jamais porté une très grande
affection, ni même que son grand oncle qui avait bien failli le tuer la seule
fois où ils s’étaient rencontrés. Il était le dernier Targaryen vivant, mais il
était un bâtard. Cette situation était pour le moins cocasse. Devait-il en
rire, ou en pleurer ? Heureusement il était presque un inconnu, étant bâtard
il n’avait aucune prétention au trône de fer, et il ne valait pas grand-chose.
Ce qui devait le mettre à l’abri d’un quelconque assassinat, du moins le
croyait-il ?
Il se faisait tard, il était temps pour lui d’aller se
coucher, et de se remettre de ces nouvelles bouleversantes. Alors qu’il entrait
dans sa chambre et qu’il s’apprêtait à allumer une chandelle. Il aperçut un
homme étrange dans l’ombre d’un coin de sa chambre. Un homme encapuchonné,
tel un manant de la plus petite des villes de province, ou plutôt comme ces
paysans qu’il s’efforçait de faire devenir des hommes d’armes depuis plusieurs
semaines. Un homme pareil se tenait debout dans sa chambre, il abaissa sa
capuche et laissa apparaître un visage gras et chauve. Il n’avait pas
l’habitude de se parfumer, et il fût donc surpris de sentir un parfum de lilas
quand celui-ci s’approcha. Il allait sortir sa dague, et celui-ci attrapa
vivement le bras.
- Je
ne suis pas venus pour vous tuer, mais pour vous donnez une information de la
plus haute importance.
- Veuillez
m’excuser, mais j’ai bien peur de douter de vos paroles mes sirs…
- Oui,
veuillez excuser ma maladresse chevalier. Je me présente, Lord Varys, attaché
aux services du royaume et de notre regretté majesté Aerys.
- Regretté,
pas pour tout le monde. Il a bien failli me faire exécuter.
- Là
n’est pas la question, je suis fidèle aux Targaryen, et bien qu’ayant prêté
allégeance au Roi Robert Barathéon, je reste fidèle aux Targaryen.
- Vous
êtes donc fidèle à l’histoire, il n’y a plus de Targaryen, le roi Robert les a
exécutés. Tous…
- Il
me semble pourtant qu’il y en a encore un qui respire, juste devant moi. Et à
moins qu’il n’y ait des trous dans les murs qui laisseraient passer l’air frais
de la nuit, je m’adresse à un homme, un chevalier, le dernier des Targaryen. Et
non a une paroi faite de pierres.
- A un
homme certes, un chevalier je ne serais en douter… Mais à un Targaryen, mon
père, mon grand-oncle, et tant d’autres m’ont bien fait comprendre tout au long
de mon existence que je n’étais qu’un bâtard et rien de plus.
- Je
vous arrête là. Certes vous n’avait pas le nom Targaryen, certes vos armoiries
ne portent pas fièrement un dragon rouge sur votre bouclier. Mais vous n’en
avez pas moins du sang targaryen qui coule dans vos veines. Il n’en faut pas
moins à Robert, ou à ses conseillers pour faire de vous une menace pour le
royaume et à donner une prime pour quiconque vous fera prisonnier et vous
traînera devant la cours. Cours où, n’en doutait pas, vous serait exécuté, et
votre tête sera portée sur une pique au côté de votre famille. Alors arrêtons
là notre conversation, je vous prie de vous mettre à l’abri, ne restez pas là.
Partez, fuyez à Bravos et réclamez ce qui vous revient, le trône de fer. Vous
ne seriez pas le premier bâtard à faire une telle demande. Là-bas je vous
aiderez à lever une véritable armée, doucement mais surement nous pourrions
vous faire monter sur le trône. Restez ici et il ne vous attend qu’une chose…
La mort, la mort la plus horrible que vous puissiez imaginer, il ne s’agit pas
d’une mort chevaleresque. Mais d’une exécution publique, d’une décapitation et
de l’humiliation de
- toute votre famille.
- … Je
suis sans voix… Et surpris par de telles propositions… Permettez-moi de
réfléchir à la question.
- Je
vous laisse le temps nécessaire pour rejoindre Port-Real où un navire vous
attend. Ensuite il sera trop tard.
L’homme
remis sa capuche, et partis comme il était venu. Keith se déshabilla,
s’allongea et souffla sa bougie. La nuit fût courte, mais propice à la
réflexion.
Le lendemain apporta son lot
quotidien de nouvelles informations. Des corbeaux étaient arrivés, demandant à
tous les nobles du royaume de prêter allégeance au nouveau roi. Et ceux-ci
demandaient aussi de lui livrer Ser Keith. Pendant que ses amis prenaient leur
petit déjeuner, Ser Keith partait de nouveau, loin de l’agitation, vers un plan
qui avait de faibles chances de succès, une mort certaine à l’arrivée. Pourquoi
refuser une telle aventure ?
Yorrick
Yorrick
devait une nouvelle fois prendre la route, et encore fois c’était pour
Port-Real. La dernière fois qu’il avait vu la capitale, le voyage ne lui avait
pas laissé un bon souvenir. Mais il devait s’y résoudre, ainsi que toute sa
famille, parce qu’il était convoqué par sa majesté. Le voyage se déroula sans
encombre. Et une fois arrivés à destination, ils furent accueillis en salle du
trône par Sa majesté Robert Baratheon, Lord Eddard Stark, Ser Jaime Lannister
et Ser Barristan Selmy.
- Moi,
Lord Yorrick Kearney, jure devant les Dieux et les Hommes, en mon nom propre et
pour toute ma famille, de servir sa majesté Robert Barathéon premier du nom.
- Bien,
bien passons ses formalités. J’espère que vous vous rendez compte, jeune Lord,
que vous m’avez juré fidélité à vie. Et que si vous trahissait se serment, je
pourrais vous poursuivre, vous chasser de vos terres, vous votre frère, votre
sœur et son futur époux. Tenez le vous pour dit. J’attends de vous fidélité
envers votre roi et le royaume. Ne me décevez pas.
- Mon
roi, jamais un Kearney n’a déçus son roi. Moi, mon frère et ma sœur n’auront
jamais de cesse que de vous servir, autant que faire se peut.
- J’y
compte bien. Les lords ici présents sont témoins de votre serment. Ainsi
soit-il. Mais je m’étonne de ne pas voir votre lame lige à vos côtés où est
donc Ser Keith Water le dernier Targaryen ?
- C’est-à-dire
que nous ne savons pas où il se trouve en ce moment. Il semblerait qu’il ait
quitté nos terres pendant la nuit, avant que nous nous dirigions vers
Port-Royal.
- Si
vous n’êtes même pas capable de surveiller un homme, comment pouvez-vous vous
porter garant pour vos frères et sœurs ?
- Yorrick resta sans voix
- Vous
avez prêté serment, j’attends de vous que vous retrouviez cet homme.
- Pourquoi
montrez-vous autant d’empressement à le retrouver ?
- Depuis
quand un lord châtelain dicte sa conduite à son Roi ?
- Ce
n’était là qu’une question, Ser Keith a toujours été, depuis sa plus tendre
enfance, au service de ma famille. Et il nous a par le passé rendu bien des
services. Je voudrais donc savoir, si vous m’y autorisez, pourquoi il vous pose
problème aujourd’hui ?
- Robert resta silencieux un moment, se
tournant vers Ned Stark. Puis il reprit. Je n’ai, jusqu’à,
présent aucun problème envers ce chevalier. Par ailleurs, nous l’avons placé à
la tête de 300 nos hommes. Enfin, j’attends que toutes les bonnes lames du
royaume se mettent à mon service pour le plus grand bien du royaume. Il
n’encourt aucun risque à me rejoindre. Je souhaiterais simplement m’entretenir
avec lui.
- Dans
ce cas, je vais essayer de savoir où il se trouve et le convaincre de vous
rejoindre.
- Bien,
bien très bien. Je n’en attendais pas moins de vous. A présent vous pouvez
disposer.
- C’est-à-dire
mes sirs, que nous ne savons pas où loger en la capitale…
- Je
ne puis vous offrir l’hospitalité, de grande famille on fait le voyage pour me
prêter serment et je leur ai donc offert mes plus belles chambres. De plus, au
vu des derniers événements passé en ce palais (Il se tourna vers le Régicide), nos servantes essayent de rendre au
palais toute sa majesté.
- Bien…
- Régicide,
donnez leurs de quoi subvenir à leur besoin pendant leur séjour.
- Pardon,
coupa Jaime Lannister.
- Vous
m’avez bien entendu. Qu’est-ce-que 100 pièces d’or pour le fils de Tywin
Lannister assis sur sa montagne dorée à Castral Roc. Vous êtes à mon service,
alors exécutez mes ordres.
- Si
tel est le bon plaisir de sa majesté, dit-il en lançant une bourse à Yorrick.
- Merci
à vous chevalier. Merci votre majesté.
- Bien,
pardonnez-nous mais d’autres tâches nous attendent.
Yorrick
et sa suite quittèrent le palais, et se mirent à la recherche d’un endroit où
passer la nuit, tout en spéculant sur le lieu où pouvait avoir trouvé refuge
Ser Keith.
Ser
Keith
Il avait galopé sans se retourner, chevauchant de nuit
comme de jours, ne s’arrêtant que pour boire ou manger, et subvenir à d’autres
besoins naturels. Il devait arriver à Port-Real le plus vite possible, il ne
pouvait pas se permettre de rater la navette, et la dernière chance qu’il avait
de rester en vie.
Arriver à la capitale était une chose, il commençait à
connaître la route. Mais trouver un endroit où s’abriter, où loger, était
différent. En connaissance de cause, il savait qu’en aucun cas il devait
approcher les abords du royaume, et risquer d’être reconnu par un membre de la
garde. Il ne lui restait plus que les bouges, les bordels, et autres auberges
de troisièmes catégories. Fort heureusement, Lord Varys lui avait donné une
adresse d’un bordel. Faute de mieux se fût là qu’il se rendit. Pour la première
fois dans une cité étrangère, les clients où les serveuses du bar ne furent pas
surpris de reconnaître son visage (Ser Keith ressemblait étrangement à Rhaegar
Tarrgaryen), au grand soulagement du chevalier. Avant de monter se coucher, Ser Keith choisit de prendre son
repas dans la salle commune, en choisissant une table d’où il pouvait observer
la porte d’entrée.
Les premiers clients qui entrèrent firent mine de ne pas
le voir. Une patrouille s’arrêta mes étant à l’ombre elle ne remarqua pas sa
présence. La troisième fois que la porte s’ouvrit, Ser Keith reconnu au premier
coût d’œil les arrivants. Il s’agissait
des Kearney, une nouvelle fois il avait joué de mal chance. Sur tous les
bordels et auberges que comptaient la ville, il avait fallut qu’ils choisissent
précisément celui-ci. Sans attendre, il rabaissa sa capuche sur lui. En prenant
la fuite, chassant qu’on traqué un Targaryen, il avait pris soins de se couper
les cheveux, afin de passer plus discrètement entre les mailles du filet. Il
lui était connu que depuis des générations le signe de distinction des
Targaryens était leurs cheveux. En se les coupant il avait espéré se faire
discret, et jusqu’ici cela lui avait suffit à ne pas se faire remarquer.
Cependant, s’il lui sembla que Yorrick, Sybile et Draak
ne l’avaient pas vu. La première personne vers qui se retourna Allister fut
Keith. Et naturellement il le reconnu tout de suite, et commença à avancer vers
lui. Keith se dit alors que tout était perdu, qu’il ne lui resté plus aucune
chance de s’en sortir vivant, et que Port-Real lui portait le mauvais œil.
- Ser
Keith, je suis étonné de vous voir dans un pareil endroit. Vous êtes coupez les
cheveux, et laissez poussé la barbe, fuyez-vous quelque chose, ou
quelqu’un ?
- Si
vous me le permettez Allister, je ne suis plus au service de votre frère ou de
votre famille. Ce que je fais en ce moment, et à cet endroit précis ne concerne
que moi. Et je me permets de vous poser cette question, que faites-vous donc
ici vous ? Un bordel est-il bien un lieu approprié pour votre jeune
sœur ?
- Je
vous répondrez ceci, ce que nous faisons ne vous a jamais concerné. Pourquoi
être parti, pourquoi ? Si vous avez des ennuis, nous pouvons toujours vous
aider. Vous nous avez rendus de bien grands services par le passé, laissez-nous
vous rendre la pareil.
- Je
n’ai pas besoin de vous, pas aujourd’hui, pas en ses lieux. En dessous de son verre avait été glissé un
billet « Tous les hommes de ce bordel appartiennent à Lord Varys ».
- Bien,
bien, la conversation est close.
Allister
s’en alla et parti rejoindre sa famille. Il montra alors à son frère aîné la
table de Ser Keith. Et à son tour Yorrick s’approcha de lui. Il eut alors le
même discours que son frère, pourquoi s’être coupé les cheveux, pourquoi se
laisser pousser la barbe, pourquoi venir dans un pareil endroit. Bref tant de
questions auxquelles Keith répondit « En quoi cela peut-il bien vous
concerner mes sirs ? » Il savait que Yorrick voulait sûrement lui
rendre service, et d’ailleurs il se proposait de lui venir en aide. Mais il se
doutait de quelque chose, s’il allait à la rencontre de Robert, il n’en
sortirait pas vivant, il lui fallait plus d’entraînement. Alors il préféra
refuser l’aide de Yorrick, d’ailleurs à défaut celle de Lord Varys lui
paraissait être la meilleure. Alors Yorrick commença à élever la voix et cria
« Cet homme appartient à la justice du Roi, saisissez-vous de lui au nom
de Robert Baratheon seigneur des sept couronnes ». Puis il montra un
papier qui lui avait tendu son frère.
Allister
Aux mots de son frère les tables volèrent, les hommes se
levèrent d’un bond et tirèrent leurs épées de leurs fourreaux. Lui et sa
famille furent surpris de se faire encercler, d’être pris à leur propre jeu.
Aucune résistance ne leur était possible. A quoi bon résister à trois contre
vingt. Le plus gros d’entre eux les fit prisonniers. Encore une fois il était
prisonnier, à croire que c’était là sa seule destiné. Il eut l’agréable
surprise de devoir être bâillonné par un vieux chiffon qui avait du servir à
nettoyer les tables du bordel pendant plus de trois décennies. Au moins sa
famille et son futur beau-frère partageaient sa situation. En outre, ils furent
conduis, pieds et poings liés, en arrière boutique. Là ils furent mis à genoux,
et là seule chose dont il se rappelle - mise à part l’araignée qui lui
descendait le long de l’échine et les rats qui crapahutaient dans les sacs de
farine – c’est un violent coup à a base de la nuque et le contact froid du sol
humide de la cave avec son visage.
Il se réveilla dans un lieu étrange, fait de bois et exigüe.
Une carafe d’eau allait de gauche à droite, et à la regarder rouler ainsi il
commença à avoir le mal de mer. Il devait donc se trouver sur un bateau. Leurs
bayons avaient du être changé parce que le sien n’avait plus le goût atroce de
celui qu’il avait eut dans la cave. Il commençait à se demander où ils
pouvaient aller, quand un homme gras et chauve ouvrit la porte. Quand il
s’approcha de son frère il s’aperçut que cet homme étrange sentait le lilas. Il
lui enleva son bayons, ainsi que ceux des autres prisonniers. Lorsque son tout
vint Allister reconnu en l’étranger, la personne qui lui avait remis le billet
de la Justice du roi.
- Bonjour
Lord Kearney, je me présente Lord Varys.
- Enchanté.
Dit celui-ci, d’un ton sarcastique.
- J’imagine
que vous avez plusieurs questions à me poser…
- Oui,
où sommes-nous ?
- Dans
la cale d’un bateau.
- Où
allons-nous ?
- Vous
faites route vers l’île de Braavos.
- Pourquoi ?
- Ser
Keith Waters est désormais le seul et légitime héritier des Targaryens. C’est à
lui qu’il revient de monter sur le Trône de Fer et de régner sur les sept
couronnes. Je compte le mettre à l’abri, et de par mes fonctions parvenir à
l’aider à lever une armée fidèle et prête à combattre pour chasser l’Usurpateur
de son Trône.
- Très
bien, allez-donc présenter mes amitiés à Ser Targaryen.
- Vous
allez pouvoir le faire venir, il arrive pour vous saluer.
Lorsque Ser Keith entra, il
ne le reconnaissait plus. Ses cheveux commençaient à repousser. Enfin, sur son
pourpoint figurait, non la vierge libérée, ni le cerf, mais le dragon
targaryen. Il semblait que le bâtard commençait à affirmer ses velléités
dynastiques sur le trône, il affirmer son droit à l’héritage. Du débat qui
opposa son frère à ser Keith, Allister n’a pas retenu la teneur mais juste la
violence des mots des deux parties. L’un était dégoûté d’avoir perdu son
domaine, et de devoir être considéré comme un traître pour le restant de ses
jours. L’autre semblait crier son dégoût d’avoir été déconsidéré toute une vie
durant. A la fin cependant un accord fût conclu.
- Aidez-moi
à remonter sur mon trône, aidez-moi à récupérer ce qui m’appartient par le
sang. Je vous suis toujours venu en aide par le passer, et il en sera toujours
ainsi. Même si la situation présente n’y semble pas, je serais me faire
pardonner. Le jour où je remonterais sur mon trône, je vous rendrez vos titres,
possessions et redonnerait à votre famille toute la gloire qu’elle mérite. Je
sais que cela est bien léger, mais je me ferais un devoir de me faire
pardonner.
- Qu’il
en soit ainsi. J’accepte de vous rendre ce service.
Ser
Keith
L’équipe faisait maintenant route vers Pantos. La vie
qu’on lui offrait aujourd’hui était une vie d’exil. Mais c’était toujours mieux
que la décapitation et l’exhibition sur une pique de son chef. Ils avaient fait
la rencontre d’un riche marchand dénommé Illyrio, celui-ci semblait être en
accord avec lord Varys, et devait leur offrir l’hospitalité en sa demeure. Mais
avant toutes choses, il devait se rendre à Braavos pour son commerce. Ils
virent avec émerveillement le Titan de Braavos. L’endroit ne ressemblait pas à
toutes les villes de Westeros, tout était construit avec la pierre. Au moins
son exil commençait il par une découverte, un autre lieu, d’autres gens,
d’autres mœurs. Varys connaissait, et leur conseilla une taverne « L’urne
percée ». Et c’est en ces lieux qu’ils commencèrent leur séjour sur l’île.
Tous débarquèrent et allèrent se détendre, et se remettre
de leurs périples à la taverne qu’on leur avait conseillée. Tous sauf Draak qui
préféra rentrer en son domaine. Il quitta la compagnie des Kearney et du
Targaryen de la manière la plus discrète qu’il soit. Mais on le vit cependant
se rendre à la roukerie du port. Ensuite il disparut de la vue de ses anciens
compagnons de fortunes.
Assis à l’auberge, Keith prêta une oreille attentive aux
conversations. Il lui apparût qu’un nouveau roi régnait sur Westeros, et que
celui-ci donnait une forte prime, de 2000 dragons d’or, à qui lui rapporterait
la tête d’un homme aux cheveux blancs. Alors qu’il écoutait la conversation de
la table voisine, un serveur bouscula Keith qui laissa apparaître une mèche de
ses cheveux. Heureusement pour lui il s’agissait de la mèche rouge qui poussait
désormais sur ses temps, dernier souvenir de Port-Real. Ce qu’il ignorait c’est
qu’à Braavos les roux étaient immédiatement brûlés. Ils étaient le signe
annonciateur de malheurs à venir. On leurs prêtaient le pouvoir d’attirer sur
la ville où ils séjournaient le mauvais œil.
A la vue de sa mèche, les femmes qui étaient dans
l’auberge crièrent « aux buchers », les enfants partirent dans la rue
en criant, et les hommes sortir leurs épées, dagues, et autres couteaux. Un
combat était sur le point de commencer. Keith avait réussi à sortir son épée
quand une violente douleur l’élança dans le dos. Il ne pouvait plus se servir
de son bras droit, il sentait le sang couler le long de la colonne vertébrale,
son épée lui échappa de la main. Aussitôt les reflets du soleil avaient ils
frappaient la lame des épées que Allister faisait bouclier de son corps pour
protéger sa petite sœur. Yorrick se battait avec la dague de Keith et blessa un
homme. Ce dernier réussi à prendre son épée de la main gauche, et même s’il ne
portait que des coups approximatifs il réussit néanmoins à blesser son ennemi.
C’est alors que les hommes arrêtèrent brusquement de se
battre. Une silhouette venait de faire son apparition dans l’auberge et avait
aussitôt dégainée deux épées courtes. La lumière du soleil caressa l’endroit où
il devait avoir un visage, pourtant il n’y avait rien. L’air environnant se
faisait de plus en plus oppressant. Ser Keith pensait que s’était la fin, son
heure allait bientôt arrivée, il ne pouvait en être qu’ainsi. Yorrick désarmé,
sa dague était enfoncée dans l’œil d’un adversaire, prit pour arme un pichet. A
l’étonnement de tous le sans visage tua tous ceux qui avaient pris les armes
contre Keith et ses compagnons. Le corps transit de douleur, celui-ci tomba au
sol et fut emporter sur le bateau.
Une fois à bord, il y fût soigné par un prêtre rouge. Le
sans visage montait la garde jour et nuit devant la cabine du capitaine où
séjournait Keith. Fort heureusement la blessure de Ser Keith ne s’infecta pas.
Et il se remit normalement de ses blessures. Alors qu’ils partaient pour Pantos,
ils apprirent que des roux et des albinos étaient chassés, tués, pendus partout
dans Braavos. Une semaine de voyage en mer d’été leur suffit à atteindre
Pantos. Là-bas ils furent tous accueillies par le marchand Illyrio qui leur
offrit l’hospitalité dans sa riche demeure. Et où le sans visage continuerait
de veillait sur ser Keith. En gage d’amitié Keith rendit à Yorrick la lame de
son père, alors que Varys proposait qu’il la garde à son propre compte.
Puisqu’il s’agissait d’une lame d’acier valyrien. Yorrick fut heureux de
retrouver son épée. Une nouvelle vie s’offrait à eux, mais déjà s’annonçait
elle plein de risques et de combats. Il allait leur falloir bien plus que
l’aide d’une épée valyrienne pour reconquérir Westeros.
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